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Paris


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- 1272p.

Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, l'opéra reflète et concentre son époque. Il est tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique protéiforme, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Dans l'histoire de ce genre totalisant, le répertoire français occupe une place à part, fortement déterminée par son lien avec l'État, depuis son institutionnalisation par Louis XIV, qui consacra la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution. Né au XVIIe siècle, tout à la fois en s'inspirant et en se démarquant de l'opéra italien, l'opéra français s'inscrit dans un contexte social et artistique spécifique, dont la culture de la danse est l'une des données fondamentales. La période qui s'ouvre avec le Roi-Soleil trouve son terme dans l'écroulement de l'Ancien Régime durant la Révolution. Entre-temps, le genre a infiltré toute la vie musicale, a proliféré jusque dans les colonies. Il s'est ramifié sous diverses formes, dont l'opéra-comique est l'une des plus originales. Derrière quelques noms restés célèbres, comme Lully et Rameau, Grétry et Gluck, c'est une multitude d'auteurs qu'il nous faut redécouvrir. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses productions.
Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, l'opéra reflète et concentre son époque. Il est tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique protéiforme, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Dans l'histoire de ce genre totalisant, le répertoire français occupe une place à part, fortement déterminée par son lien avec l'État, depuis son ...

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- 1200p.

L'opéra français est déterminé par son caractère d'institution d'État, depuis sa création par Louis XIV, qui consacra le genre de la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution.
Le XIXe siècle est en France l'ère du piano, des virtuoses, des concerts symphoniques, de la presse musicale, de la mélodie et des salons, mais, plus que tout, il est le temps de l'opéra. À Paris, en province et dans les colonies, sous sa forme spectaculaire ou par ses innombrables arrangements, ce genre déjà plus que séculaire demeure l'objet d'attentions particulières des pouvoirs qui se succèdent, du Consulat aux débuts de la IIIe république. Il continue à se ramifier, avec l'opérette et l'opéra de salon, s'enrichit d'apports étrangers, de Rossini à Wagner, devient le centre de toute l'activité musicale et infiltre les diverses couches de la société. L'opéra est donc tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, il reflète et concentre son époque.
Outre quelques titres mondialement connus -- Carmen et Faust, Manon et Orphée aux enfers... --, ce sont des centaines d'oeuvres que ce siècle a créées. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc, pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses institutions, ses salles, ses pratiques, ses thèmes, ses productions...
L'opéra français est déterminé par son caractère d'institution d'État, depuis sa création par Louis XIV, qui consacra le genre de la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution.
Le XIXe siècle est en France l'ère du piano, des virtuoses, des concerts symphoniques, de la presse musicale, de la mélodie et des salons, mais, plus ...

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Reynaldo Hahn BLAY, Philippe. | Fayard 2021

Livre - Cote : L HAH B 1

XXXXX

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- 712p.

Reynaldo Hahn (1874-1947) est longtemps demeuré attaché à la seule figure d'un musicien mondain, compositeur précoce fêté dès son enfance dans les salons parisiens. La postérité de ce spirituel et distingué Vénézuélien d'origine juive allemande, affectionné et admiré de Massenet et d'Alphonse Daudet, ne semblait pouvoir dépasser son affinité première avec la poésie de Verlaine, sa relation amoureuse avec Marcel Proust et sa fervente amitié pour Sarah Bernhardt. Incarnation immuable de la Belle Époque, il était rivé à quelques mélodies à succès et une opérette célèbre, Ciboulette, qui l'érigeait en nouvel André Messager.
Aujourd'hui pourtant, la musique de Reynaldo Hahn séduit une nouvelle génération d'interprètes et sa stature est reconsidérée, notamment en ce qui se rapporte à ses échanges intellectuels et esthétiques avec Proust. Cette biographie se propose, en revenant aux sources ­ dont son journal inédit ­ et en ne s'aliénant pas aux clichés, de retrouver l'artiste sous le personnage. Autrement dit le créateur d'une oeuvre multiple, riche de bien d'autres poèmes vocaux et ouvrages lyriques que ceux toujours entendus, où le ballet côtoie l'oratorio et le quatuor à cordes. Certaines oeuvres, comme Sagesse ou La Corsaire, sont étudiées ici pour la première fois. On découvrira également un interprète d'exception et un homme de lettres accompli, chanteur-né, chef d'orchestre et directeur musical de grande envergure, critique musical influent et alerte conférencier.
Restait à faire apparaître sous le plastron du contempteur brillant d'une modernité de commande, acteur incontournable de la vie musicale de l'entre-deux-guerres et parangon incontesté de l'esprit français le plus piquant, un être voué à l'art s'exprimant par nécessité intérieure. Fidèle à une conception non progressiste de la beauté et meurtri face à une époque d'intenses mutations qui ne lui correspondait pas, Reynaldo Hahn s'est voulu à la fois un éclectique et un classique.
Reynaldo Hahn (1874-1947) est longtemps demeuré attaché à la seule figure d'un musicien mondain, compositeur précoce fêté dès son enfance dans les salons parisiens. La postérité de ce spirituel et distingué Vénézuélien d'origine juive allemande, affectionné et admiré de Massenet et d'Alphonse Daudet, ne semblait pouvoir dépasser son affinité première avec la poésie de Verlaine, sa relation amoureuse avec Marcel Proust et sa fervente amitié pour ...

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Charlie Parker MEDIONI, Franck. | Fayard 2020

Livre - Cote : L PAR M 1

XXXXX

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- 308p.

« Le jazz ? C'est quatre mots, dit Miles Davis. Louis - Armstrong - Charlie - Parker. » Parker incarne le jazz dans sa liberté, son invention, ses beautés. Le saxophoniste alto originaire de Kansas City exerce une influence déterminante sur le jazz tel qu'on le connaît depuis ces 60 dernières années. Il innove sur tous les plans: le découpage rythmique, l'audace harmonique, l'invention mélodique. C'est un musicien en liberté, donc excessif, marginal, au parcours musical fulgurant (seulement vingt ans, de 1935 à 1955), troué d'envolées sublimes et de descentes aux enfers abyssales. Il est la figure centrale d'une révolution. L'éruption du bebop, son irruption fracassante dans les années 1940 à New York, est le grand tournant de l'histoire du jazz.
Cette biographie est non seulement le livre le plus complet sur Charlie Parker publié en France (témoignages de musiciens : Sonny Rollins, Ornette Coleman, Joe Lovano, Steve Coleman, Martial Solal, Michel Portal ; un cahier photos), c'est aussi le récit précis de cette aventure musicale qui a défrayé la chronique et fait rupture dans l'histoire de la musique noire-américaine : le bebop.
« Le jazz ? C'est quatre mots, dit Miles Davis. Louis - Armstrong - Charlie - Parker. » Parker incarne le jazz dans sa liberté, son invention, ses beautés. Le saxophoniste alto originaire de Kansas City exerce une influence déterminante sur le jazz tel qu'on le connaît depuis ces 60 dernières années. Il innove sur tous les plans: le découpage rythmique, l'audace harmonique, l'invention mélodique. C'est un musicien en liberté, donc ...

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- 1550p.

Ce troisième tome de l'Histoire du quatuor à cordes constitue l'aboutissement de la monumentale étude qui comporte L'Esthétique du quatuor à cordes, paru en 1999 et deux tomes d'Histoire du quatuor à cordes (De Haydn à Brahms, 2000 et De 1870 à l'entre-deux-guerres, 2004).
Dans ce volume sont traités les quatuors composés depuis les années 1930 jusqu'aujourd'hui.
Après une première partie consacrée au premier xxe siècle, Bernard Fournier présente un panorama de la création dans ce domaine depuis la Seconde Guerre mondiale. Une attention particulière est ensuite accordée à l'ensemble le plus impressionnant : les quinze quatuors de Chostakovitch, ainsi qu'à vingt-trois compositeurs de premier plan (de Carter à Ligeti, de Boucourechliev à Lachenmann, de Kurtag à Dutilleux...). Un dernier volet, enfin, présente, par ensembles géographiques, tous les états actuels d'un genre qui croît sur tous les continents.
L'auteur dégage ainsi des lignes de force, qui ont en commun la vitalité du genre. Multiplicité, foisonnement, éclatement, contestation de la forme : toutes les tendances de la musique de notre temps sont portées par le quatuor à cordes, vecteur qui demeure privilégié de la création la plus exigeante.
Bernard Fournier s'attache à sonder avec minutie les oeuvres dans leur détail et leur spécificité. Cette analyse fine de l'écriture lui permet de mettre en évidence les orientations esthétiques diverses. Autant qu'une histoire du quatuor à cordes, c'est aussi d'une histoire de la musique actuelle qu'il s'agit. Les questions envisagées ici (relation au répertoire, référence, rupture, modernité, postmodernité...) mettent en jeu une vision du monde et de l'homme sous l'angle de la musique.
Ce troisième tome de l'Histoire du quatuor à cordes constitue l'aboutissement de la monumentale étude qui comporte L'Esthétique du quatuor à cordes, paru en 1999 et deux tomes d'Histoire du quatuor à cordes (De Haydn à Brahms, 2000 et De 1870 à l'entre-deux-guerres, 2004).
Dans ce volume sont traités les quatuors composés depuis les années 1930 jusqu'aujourd'hui.
Après une première partie consacrée au premier xxe siècle, Bernard Fournier ...

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Pierre Boulez MERLIN, Christian. | Fayard 2019

Livre - Cote : L BOU M 1

XXXXX

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- 615p.

Adulé ou détesté, Pierre Boulez a passé sa vie à diviser les esprits en deux camps irréconciliables. Visionnaire et fer de lance de la modernité pour les uns, dictateur ayant imposé une esthétique unique en régnant par la terreur pour les autres, peu d'artistes auront ainsi polarisé, voire hystérisé la vie musicale française. Et ce dès l'immédiat après-guerre où il se donna pour mission de mettre à l'heure de l'avant-garde une France jugée rétrograde et sclérosée. Il fut un musicien hors norme, tout à la fois créateur, interprète, intellectuel et homme d'action, au point de donner parfois l'impression de mener plusieurs vies en une.
Trois ans après sa mort, il était temps de revenir sereinement sur les neuf décennies de cette existence multiple : le compositeur, le chef d'orchestre, le penseur, le fondateur d'institutions sont passés au crible dans cette biographie pour laquelle ont été exploitées des archives souvent inédites. On y pénètre les coulisses de ses combats (le Domaine musical, l'IRCAM, l'Ensemble Intercontemporain, l'Opéra Bastille, la Cité de la musique, la Philharmonie de Paris). On le voit renouveler la technique et la fonction du chef d'orchestre tout en étendant son influence sur la politique culturelle. On le suit sur tous les continents, dans les plus grandes salles et les festivals les plus prestigieux. On tente aussi de donner des clés d'accès à sa musique, qui ne se livre pas en une seule écoute. Mais surtout, cet ouvrage s'est fixé pour but de mieux comprendre la personnalité complexe et secrète de celui qui s'est ingénié à brouiller les pistes, en maintenant résolument un décalage rare entre son image publique de sectaire cérébral et l'homme privé, généreux, affectif et hypersensible.
Adulé ou détesté, Pierre Boulez a passé sa vie à diviser les esprits en deux camps irréconciliables. Visionnaire et fer de lance de la modernité pour les uns, dictateur ayant imposé une esthétique unique en régnant par la terreur pour les autres, peu d'artistes auront ainsi polarisé, voire hystérisé la vie musicale française. Et ce dès l'immédiat après-guerre où il se donna pour mission de mettre à l'heure de l'avant-garde une France jugée ...

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- 370p.

Plus de vingt ans séparent la marche sur Rome (1922) de la chute de Mussolini (1943), au cours desquels les instances politiques et culturelles de l'Italie sont refondées. Dans le domaine musical, les conséquences du fascisme s'avèrent décisives : ambivalent à l'égard de la modernité européenne, désireux d'exalter la nation et ses mythes, le régime suscite d'abord l'intérêt de compositeurs en quête d'unité et de récit national. Aviateurs et tyrans de la Rome antique hantent alors les scènes d'opéra, tandis que musiques de film et chansons se font l'écho des conquêtes coloniales.
Ni les musiques savantes ni les genres populaires ne sont étrangers au fascisme : sans imposer de canons esthétiques, le régime accompagne la réforme des conservatoires et subventionne des événements majeurs tels la Biennale de Venise ou le Mai musical florentin. Si l'attitude des musiciens est dominée par une profonde ambiguïté liée aux contraintes imposées par l'État, pour la jeune génération, néanmoins, celle de Dallapiccola et de Petrassi, l'adoption des lois antisémites constitue une rupture existentielle dont des oeuvres telles que Le Prisonnier portent trace.
Entre analyse de trajectoires individuelles, mise en perspective de genres musicaux, focus sur des oeuvres emblématiques, le présent ouvrage évoque une nation fascinée puis déchirée par le totalitarisme mussolinien.
Plus de vingt ans séparent la marche sur Rome (1922) de la chute de Mussolini (1943), au cours desquels les instances politiques et culturelles de l'Italie sont refondées. Dans le domaine musical, les conséquences du fascisme s'avèrent décisives : ambivalent à l'égard de la modernité européenne, désireux d'exalter la nation et ses mythes, le régime suscite d'abord l'intérêt de compositeurs en quête d'unité et de récit national. Aviateurs et ...

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- 760p.

L'opéra, fait de civilisation majeur dans nos sociétés, est étudié à travers le prisme de ce que Walter Benjamin a appelé l'« un des grands romans sur le xixe siècle » : Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux. De multiples adaptations cinématographiques mêlent grandioses réalisations de studios (Universal, Hammer) et films d'auteur cultes (Brian de Palma, Dario Argento), au risque du kitsch. La comédie musicale d'Andrew Lloyd Webber pulvérise tous les records d'audience et de longévité, parachevant un mythe.

Quelles conceptions de l'opéra se fait-on et quelles représentations en donne-t-on quand on passe du roman à son illustration, du cinéma à la comédie musicale et du ballet à la fan fiction ? Mais aussi du grand répertoire lyrique au rock ou au heavy metal, de la féerie à l'horreur, des adultes aux adolescents, des hommes aux femmes, d'un siècle à l'autre ? Ou encore de la France aux États-Unis et à la Chine, et de la Grande-Bretagne à l'Italie et à l'Amérique du Sud ? Cet essai interroge le devenir du divertissement en Occident, de l'essor du spectaculaire romantique au triomphe de l'industrie culturelle mondialisée. Il montre que si l'opéra comme genre et pratique semble s'effacer peu à peu, son esprit perdure sous d'autres formes et par d'autres moyens : l'opéra et ses succédanés prennent en charge des aspirations dont l'homme ne peut se passer et dont eux seuls ont la clef.

Plus largement, cet ouvrage s'attache à ce que Nietzsche a nommé la « civilisation de l'opéra » et dont le Palais Garnier, quintessence de « Paris, capitale du xixe siècle » et de la culture bourgeoise à son âge d'or, apparaît comme la figure de proue. S'appuyant sur les sources les plus diverses, il parcourt tout l'édifice de son imaginaire pour identifier dans le couple formé par l'Opéra fabuleux et son Fantôme monstrueux l'allégorie d'une modernité équivoque. Il traite enfin de notre rapport à cette civilisation, fantôme étonnamment vivace des cultures et sociétés contemporaines.
L'opéra, fait de civilisation majeur dans nos sociétés, est étudié à travers le prisme de ce que Walter Benjamin a appelé l'« un des grands romans sur le xixe siècle » : Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux. De multiples adaptations cinématographiques mêlent grandioses réalisations de studios (Universal, Hammer) et films d'auteur cultes (Brian de Palma, Dario Argento), au risque du kitsch. La comédie musicale d'Andrew Lloyd Webber pulvérise ...

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- 407p.

Avec ce livre sur Brahms (1833-1897), Brigitte François-Sappey creuse plus profond le sillon de la musique allemande romantique, qu'elle a tracé dans de nombreux écrits.
En s'engageant avec chaleur en faveur du compositeur exigeant du Requiem allemand, parfois mal compris, elle éclaire le parcours d'un jeune musicien irrésistible et surdoué, qui, né à Hambourg, a trouvé dans «la ville sainte de la musique», Vienne, le lieu propice à sa création.
Sa rencontre décisive avec Schumann le marque d'un sceau indélébile. Toute son existence, il entretiendra une relation privilégiée, musicale et affective, avec Clara Schumann, et sera lié, de façon décisive pour son oeuvre, avec les grands interprètes de son temps, au premier rang desquels Joseph Joachim. En dépit de controverses esthétiques l'opposant à Liszt et à Wagner, ses aînés, il est reconnu comme un maître, couvert d'honneurs, et sera révéré par ses successeurs, ceux de l'école de Vienne entre autres.
Cet ouvrage de référence ­ «actuel», pour paraphraser le «Brahms Aktuell» d'Adorno ­, attendu par de nombreux mélomanes, entrelace une biographie vivante, intégrant toutes les oeuvres, un essai très personnel au plus près de l'espace mental complexe de Brahms et un vaste panorama de sa réception, particulièrement en France.
Avec ce livre sur Brahms (1833-1897), Brigitte François-Sappey creuse plus profond le sillon de la musique allemande romantique, qu'elle a tracé dans de nombreux écrits.
En s'engageant avec chaleur en faveur du compositeur exigeant du Requiem allemand, parfois mal compris, elle éclaire le parcours d'un jeune musicien irrésistible et surdoué, qui, né à Hambourg, a trouvé dans «la ville sainte de la musique», Vienne, le lieu propice à sa ...

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Alfred Cortot ANSELMINI, François. ; JACOBS, Rémi. | Fayard 2018

Livre - Cote : L COR A 1

XXXXX

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- 464p.

Pianiste virtuose, chef d'orchestre, chambriste, pédagogue aux méthodes et aux conceptions innovantes, musicographe, collectionneur, administrateur d'institutions, Alfred Cortot (1877-1962) brille aujourd'hui à travers ses enregistrements, ses écrits et ses « Éditions de travail », mais également par le biais de l'École normale de musique, qu'il a fondée en 1919. Interprète par excellence de Chopin, vaillant beethovénien, schumannien exalté, grand lisztien, wagnérien militant, cet héritier de l'âge romantique fut aussi le défenseur et le propagateur de la musique française de son temps à travers le monde.
Pendant l'Occupation, il a exercé des fonctions administratives et politiques. Motivée par sa germanophilie culturelle, son adhésion à l'idéologie vichyste ne fait pas de doute, pas plus que son ambition politique de réformer les conditions de la vie musicale française. Persistant dans ses convictions collaborationnistes jusqu'en 1944, il se voit violemment reprocher son attitude à la Libération. Il s'éloigne de la France et continue sa carrière de pianiste, donnant encore quelque cent à cent cinquante concerts par an et parcourant inlassablement le monde.
Portrait d'artiste scrutant avec finesse ce qui caractérise le jeu et l'héritage de Cortot dans son immense répertoire, cet ouvrage n'est ni un réquisitoire ni une tentative de réhabilitation. Adossée à d'incontestables documents, au carrefour de l'histoire culturelle et de la musicologie, cette nouvelle biographie entend dépasser les ambiguïtés de la mémoire d'Alfred Cortot. Elle présente sans concessions et dans tous ses aspects le génie protéiforme de l'un des plus illustres musiciens français de la première moitié du XXe siècle.
Pianiste virtuose, chef d'orchestre, chambriste, pédagogue aux méthodes et aux conceptions innovantes, musicographe, collectionneur, administrateur d'institutions, Alfred Cortot (1877-1962) brille aujourd'hui à travers ses enregistrements, ses écrits et ses « Éditions de travail », mais également par le biais de l'École normale de musique, qu'il a fondée en 1919. Interprète par excellence de Chopin, vaillant beethovénien, schumannien exalté, ...

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- 679p.

Si, en 2004, la pratique chorale est devenue un sujet d'actualité grâce au film Les Choristes, elle est aussi un sujet d'histoire. L'objet de ce livre est de donner aux amateurs, aux praticiens, choristes et chefs de choeur, une histoire de leur art du début du XIXe siècle jusqu'à une période récente, et de l'insérer dans une histoire sociale et politique.
La Révolution ayant mis un coup d'arrêt à l'exercice des maîtrises religieuses, pour répondre au besoin de chant en choeur à l'église ou en concert, de très nombreux canaux d'apprentissage se sont développés aux XIXe et XXe siècles.
Les sociétés chorales ont touché une part importante de la population française entre 1850 et 1950, principalement dans les villes et les bourgs, et à des niveaux esthétiques et dans des contextes sociaux diversifiés. Sous la IIIe République, tout petit Français qui passait le certificat d'études était supposé chanter en « choeur à l'unisson » des chansons populaires et l'hymne national, tandis que le mouvement des Orphéons initiait à la musique une frange considérable de la population masculine qui n'avait pas accès aux filières classiques.
Bernadette Lespinard passe ainsi en revue les enjeux politiques portés par la musique chorale, le renouveau religieux qu'elle accompagne, la place de cette pratique dans l'Instruction publique, la part de ce répertoire dans la programmation des concerts et enfin le rôle que joue l'art choral dans la culture, les loisirs et l'idéologie au XXe siècle.
L'ouvrage se termine par une galerie de portraits d'« apôtres » de la musique chorale ; certains d'entre eux ont inscrit durablement leur action dans le panorama musical actuel.
Si, en 2004, la pratique chorale est devenue un sujet d'actualité grâce au film Les Choristes, elle est aussi un sujet d'histoire. L'objet de ce livre est de donner aux amateurs, aux praticiens, choristes et chefs de choeur, une histoire de leur art du début du XIXe siècle jusqu'à une période récente, et de l'insérer dans une histoire sociale et politique.
La Révolution ayant mis un coup d'arrêt à l'exercice des maîtrises religieuses, pour ...

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- 319p.

Carmen de Bizet, España de Chabrier, Iberia de Debussy, le Boléro de Ravel : l'Espagne inspire la France, qui entretient avec elle une relation ancestrale oscillant entre attraction et rejet. Pendant un siècle (1820-1914), l'Espagne divertit le public français avec l'« espagnolade » (un exotisme à bon marché) ; elle représente aussi, au fil des échanges, une source d'inspiration et de renouvellement en profondeur du langage musical. Au tournant du XXe siècle, les compositeurs français confrontés au modèle wagnérien y trouvent l'échappée belle propice à l'expression d'une musique moderne française, qui contribue en retour à la création d'une musique moderne espagnole. Sous le ciel parisien, des émigrés, Albéniz ou Falla, oeuvrent pour sortir la musique espagnole de ses clichés, tandis qu'un Viñes met son piano au service de Ravel, Debussy ou Satie. C'est ce double mouvement d'appropriation, qui permet de sortir du pittoresque sans renier les racines musicales et culturelles, que retrace ici Marie Christine Vila à partir d'une documentation inédite.
Carmen de Bizet, España de Chabrier, Iberia de Debussy, le Boléro de Ravel : l'Espagne inspire la France, qui entretient avec elle une relation ancestrale oscillant entre attraction et rejet. Pendant un siècle (1820-1914), l'Espagne divertit le public français avec l'« espagnolade » (un exotisme à bon marché) ; elle représente aussi, au fil des échanges, une source d'inspiration et de renouvellement en profondeur du langage musical. Au ...

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Guide de l'opéra russe LISCHKE, André | Fayard 2017

Livre - Cote : L 03 LIS G

XXXXX

y

- 776p.

Pour beaucoup d'amateurs français, les superbes arbres que sont Boris Godounov ou La Dame de pique cachent la forêt foisonnante de l'opéra russe. Ils la découvriront ici dans toute sa variété. Depuis les premiers vaudevilles des années 1770, ceux de Sokolovski, Fomine, Pachkévitch, nés de l'esprit des Lumières, et jusqu'aux dernières oeuvres du début du XXIe siècle affrontant les bilans douloureux, ce Guide offre un panorama complet de l'opéra en Russie et en URSS, montrant les liens qu'il a toujours entretenus avec l'évolution historique du pays et les lignes de force de son identité. L'histoire, l'épopée, l'imaginaire populaire nourrissent un genre qui s'inspire autant d'événements décisifs du devenir national que des traditions du récit féerique, et se développe aussi en interaction avec la littérature : les noms de Pouchkine, Lermontov, Gogol, Ostrovski sont associés à ceux de Glinka, Dargomyjski, Rubinstein, Moussorgski, Tchaïkovski, Rimski-Korsakov et d'autres. Au cours du XIXe siècle, l'opéra suit l'évolution de l'attitude envers l'ordre monarchique, à travers son exaltation (La Vie pour le tsar), sa remise en question (Boris Godounov), et le pressentiment de la Révolution (Le Coq d'or). À l'époque soviétique il devient un des supports privilégiés de la propagande idéologique, reflétant aussi la mise au pas de l'esthétique officielle (Lady Macbeth de Chostakovitch). Avec la disparition de l'URSS, les thèmes se diversifient, tout en laissant prédominer un constat d'une lucidité sans appel, aboutissant au Coeur de chien de Raskatov.
Outre des informations reliant chaque oeuvre à l'histoire de la musique russe, les notices, classées en ordre chronologique de compositeur, comportent un synopsis et un commentaire d'écoute développés en fonction de leur importance ainsi qu'un choix discographique et vidéographique.
Pour beaucoup d'amateurs français, les superbes arbres que sont Boris Godounov ou La Dame de pique cachent la forêt foisonnante de l'opéra russe. Ils la découvriront ici dans toute sa variété. Depuis les premiers vaudevilles des années 1770, ceux de Sokolovski, Fomine, Pachkévitch, nés de l'esprit des Lumières, et jusqu'aux dernières oeuvres du début du XXIe siècle affrontant les bilans douloureux, ce Guide offre un panorama complet de ...

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Le flux et le fixe WEID (VON DER), Jean-Noël. | Fayard 2012

Livre - Cote : L 79 WEI F

XXXXX

y

- 226p.

On peut entendre la couleur d'un sourire : l'oreille voit, pense dans la peinture. On peut voir un grincement d'angoisse : l'oeil entend, pense dans la musique. Un son peut suggérer une couleur, pendant qu'une couleur peut suggérer un son. Le temps musical est visible, l'espace pictural audible : c'est en ce qui les désaccorde que musique et peinture s'interpénètrent.
Fusions et correspondances, analogies ou disparités, sont étroites entre ces deux activités, la musique et la peinture, qui du fond des âges furent intimement liées à la vie des hommes.
En inversant les principes traditionnels ­ musique, art du temps ; peinture, art de l'espace ­ Jean-Noël von der Weid incite à un doute fécond. Il nous fait découvrir que les sens pensent. Pour nous, regardeur et auditeur transformés, voir et écouter ainsi cela signifie penser autrement, percevoir autrement : nos sens buissonniers, oeil, oreille, éclatés et indivis, forment moins une association qu'une intrication. En commentant de nombreuses oeuvres picturales et musicales (de Véronèse à Klee en passant par Corot et Picasso ; de Monteverdi àWagner, Schoenberg ou Rihm), Jean-Noël von der Weid met au jour ces correspondances.
On peut entendre la couleur d'un sourire : l'oreille voit, pense dans la peinture. On peut voir un grincement d'angoisse : l'oeil entend, pense dans la musique. Un son peut suggérer une couleur, pendant qu'une couleur peut suggérer un son. Le temps musical est visible, l'espace pictural audible : c'est en ce qui les désaccorde que musique et peinture s'interpénètrent.
Fusions et correspondances, analogies ou disparités, sont étroites entre ces ...

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Pourquoi la musique WOLF, Francis. | Fayard 2015

Livre - Cote : L 81 WOL P

XXXXX

y

- 458p.

« Lorsque j'étais enfant, j'apprenais la "théorie musicale" dans de petits manuels (je ne sais pas s'ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : ? Qu'est-ce que la musique ?" ; et sur le livret rouge, il était écrit : ?La musique est l'art des sons". Quel ne fut pas mon éblouissement, à l'âge de huit ans, en découvrant cette définition. Je ne sais pas si ce fut mon entrée dans la "théorie musicale", mais je crois que ce fut mon entrée en philosophie. Il y avait dans cet énoncé tout le pouvoir magique des formules définitionnelles. Elle concentrait en quelques mots simples le mystère des choses impalpables. Je n'ai guère changé d'opinion : la musique est bien l'art des sons. »
De cette définition banale, « la musique est l'art des sons », ce livre tire toutes les conséquences jusqu'aux plus éloignées. Chemin faisant, il répond aux questions que nous nous posons sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l'humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Et pourquoi nous émeut-elle parfois ? Qu'exprime la musique pure ? Représente-t-elle quelque chose ? Et qu'est-ce que la beauté ? Est-elle dans les choses ou en nous ? Pourquoi tous les êtres humains font-ils des images, des récits, des musiques ? Que nous disent du monde réel ces mondes imaginaires ?
Les questions les plus simples sont souvent les plus profondes. Aucun livre sur la musique ou sur les arts ne les pose avec cette tranquillité et cette originalité.
Francis Wolff est philosophe, professeur à l'École normale supérieure (Paris). Il a consacré une part importante de son enseignement à la musique.
« Lorsque j'étais enfant, j'apprenais la "théorie musicale" dans de petits manuels (je ne sais pas s'ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : ? Qu'est-ce que la musique ?" ; et sur le livret rouge, il était écrit : ?La musique est l'art des sons". Quel ne fut pas mon éblouissement, à l'âge de huit ans, en découvrant cette ...

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Tristan et Isolde GUT, Serge. | Fayard 2014

Livre - Cote : L WAG G 3

XXXXX

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- 273p.

OEuvre majeure dans la production wagnérienne, mais aussi centrale dans toute la création musicale occidentale du XIXe siècle, Tristan et Isolde de Richard Wagner s'impose comme une oeuvre référence à laquelle il faut revenir constamment pour confronter ses idées et analyser les solutions apportées par le compositeur au débat sur la place respective de la musique et de la poésie dans l'oeuvre lyrique. Cet opéra pose les jalons d'une évolution dans la conception et la réalisation de l'oeuvre d'art musicale, que Serge Gut présente ici avec une érudition dans laquelle se synthétise toute son expérience d'analyste du langage musical. Il envisage les données historiques de la composition, les aspects autobiographiques que Wagner a projetés dans l'oeuvre, et surtout, en se fondant sur une analyse musicale rigoureuse, il met au jour la valeur de cet opéra, et contribue ainsi à expliquer pourquoi sa thématique à connotation universelle nous impressionne toujours autant. Au-delà de la musique même, les perspectives émotionnelles, philosophiques et culturelles se révèlent dans une démonstration où les précisions techniques sont toujours emportées par le lyrisme inhérent à l'oeuvre.
OEuvre majeure dans la production wagnérienne, mais aussi centrale dans toute la création musicale occidentale du XIXe siècle, Tristan et Isolde de Richard Wagner s'impose comme une oeuvre référence à laquelle il faut revenir constamment pour confronter ses idées et analyser les solutions apportées par le compositeur au débat sur la place respective de la musique et de la poésie dans l'oeuvre lyrique. Cet opéra pose les jalons d'une évolution ...

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Jean-Philippe Rameau BOUISSOU, Sylvie. | Fayard 2014

Livre - Cote : L RAM B 1

XXXXX

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- 1165p.

Autant musicien que savant, praticien que théoricien, artiste que philosophe, Jean-Philippe Rameau (1683-1764) laisse une oeuvre considérable (clavier, musique de chambre, musique vocale religieuse et surtout écrits théoriques et opéras).

S'appuyant sur son oeuvre de clavecin et une réflexion théorique, Rameau s'impose sur la scène lyrique. Son oeuvre suscite l'enthousiasme mais connaît des échecs et provoque bien des controverses, que son caractère irréductible rend plus rudes encore. Sa réflexion sans relâche sur les fondements de la musique l'amène à des échanges intenses avec les brillants esprits de son temps (pas toujours pour son bien, les polémiques entretenues avec les Encyclopédistes ayant durablement entaché son image).

De ce musicien des Lumières, de cette figure majeure de la musique française, Sylvie Bouissou propose ici une synthèse remarquablement documentée qui constitue la monographie de référence. Éclairant la beauté des oeuvres et la richesse de la pensée, elle fait pièce aux calomnies que les adversaires de Rameau avaient répandues sur lui et elle rend ainsi sensible la personne d'un créateur dont, deux cent cinquante ans après sa mort, la musique garde toute sa force et incarne son propos : « Pour jouir pleinement des effets de la musique, il faut être dans un pur abandon de soi-même, et pour en juger, c'est au principe par lequel on est affecté qu'il faut s'en rapporter. »
Autant musicien que savant, praticien que théoricien, artiste que philosophe, Jean-Philippe Rameau (1683-1764) laisse une oeuvre considérable (clavier, musique de chambre, musique vocale religieuse et surtout écrits théoriques et opéras).

S'appuyant sur son oeuvre de clavecin et une réflexion théorique, Rameau s'impose sur la scène lyrique. Son oeuvre suscite l'enthousiasme mais connaît des échecs et provoque bien des controverses, que son ...

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- 463p.

Le mot « romantique », si couramment employé aujourd'hui, évoque dans son acception la plus répandue l'effusion et la fièvre lyrique, dont la musique serait l'expression privilégiée. Voilà qui surprendrait bien des musiciens du XIXe siècle. Comment le mot « romantique », qui possédait au XVIIIe siècle une connotation visuelle (renvoyant à la dimension pittoresque des jardins à l'anglaise) et un sens poétique (lié aux romans de chevalerie médiévale), a-t-il pu progressivement qualifier des objets musicaux ? Emmanuel Reibel considère ici le romantisme non plus comme une période, un style ou une mystérieuse essence déterminant les oeuvres, mais comme un mot polémique et contradictoire, témoignant d'une nouvelle façon d'entendre la musique.
De Rousseau à Berlioz en passant par le style « troubadour », la mode ossianique, l'engouement pour les musiques populaires comme le « ranz des vaches », le rossinisme ou l'école « fantastique », cet essai explore les mutations picturales, mémorielles, nationales et idéologiques impliquées par la « romantisation » de la musique.
L'ampleur de la documentation ­ partitions, traités, correspondances de musiciens et textes littéraires ­ et une belle élégance d'expression soutiennent une démonstration rigoureuse d'esthétique historique.


Ancien élève de l'École normale supérieure, maître de conférences habilité à diriger des recherches à Paris Ouest Nanterre, Emmanuel Reibel est l'auteur entre autres des Musiciens romantiques, fascinations parisiennes (2003) et de Faust. La musique au défi du mythe (2008).
Le mot « romantique », si couramment employé aujourd'hui, évoque dans son acception la plus répandue l'effusion et la fièvre lyrique, dont la musique serait l'expression privilégiée. Voilà qui surprendrait bien des musiciens du XIXe siècle. Comment le mot « romantique », qui possédait au XVIIIe siècle une connotation visuelle (renvoyant à la dimension pittoresque des jardins à l'anglaise) et un sens poétique (lié aux romans de chevalerie ...

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- 424p.

A l'image des cinémas, des théâtres et des lieux d'exposition, les salles de concert connaissent une forte affluence sous l'Occupation. Ce succès n'échappe pas aux autorités allemandes qui l'encouragent et font de la musique « savante » l'une de leurs priorités artistiques. Pour sa part, l'État français entreprend une réorganisation du secteur musical qui implique nécessairement les compositeurs. Certains d'entre eux, notamment Henri Rabaud, participent à la réalisation d'un projet ayant pour modèle l'organisation de la musique dans l'Allemagne nazie. Ils sont néanmoins peu nombreux à fréquenter ce pays dans lequel règne un embargo sur la musique française. Les plus conciliants ont le privilège de se voir invités à commémorer le 150e anniversaire de la mort de Mozart à Vienne. Arthur Honegger et trois membres de la section musicale du bien nommé groupe Collaboration (Alfred Bachelet, Marcel Delannoy et Florent Schmitt) sont de ce « pèlerinage encore plus nazi que mozartien », selon la formule de Lucien Rebatet. À Paris, d'autres compositeurs savent faire preuve de plus de retenue bien que la gamme des comportements soit large. Les velléités de résistance sont néanmoins faibles. Rares sont ceux qui, à l'image de Francis Poulenc, militent sur les portées de leur papier à musique.

Les compositeurs français ont pour première ambition de poursuivre leur principale activité. Ils écrivent de nouvelles partitions et s'attachent à promouvoir l'ensemble de leurs oeuvres. Malgré les difficultés conjoncturelles, ceux d'entre eux qui ne sont pas réduits au silence bénéficient de l'intervention de l'État, d'une forte demande, d'un climat nationaliste et de l'absence de concurrence étrangère. La tendance néoclassique de l'entre-deux-guerres trouve dans ce contexte un terrain de prédilection, sans, pour autant, réduire à néant la modernité dont Olivier Messiaen est l'incarnation.

Cette étude porte un regard d'ensemble sur les différentes activités des compositeurs. Elle s'intéresse à leur implication dans la vie musicale et aux conséquences de l'Occupation sur leur activité créatrice. Composer sous Vichy, c'est aussi composer avec Vichy et avec un contexte qui résonne dans la création musicale.
A l'image des cinémas, des théâtres et des lieux d'exposition, les salles de concert connaissent une forte affluence sous l'Occupation. Ce succès n'échappe pas aux autorités allemandes qui l'encouragent et font de la musique « savante » l'une de leurs priorités artistiques. Pour sa part, l'État français entreprend une réorganisation du secteur musical qui implique nécessairement les compositeurs. Certains d'entre eux, notamment Henri Rabaud, ...

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- 254p.

Sous l'Occupation, Paris ne reste pas silencieux. Peu après l'installation des Allemands, les musiciens reprennent leurs activités comme l'ensemble des artistes. Les salles de concerts et les studios radiophoniques et d'enregistrement se remettent à fonctionner. Dans ce contexte, nombre d'interprètes et de compositeurs français bénéficient de conditions de travail inédites, profitant de l'absence de concurrence étrangère conjuguée à la mise à l'écart des oeuvres des compositeurs, morts ou vivants, exclus par les lois scélérates. Centré sur la musique savante, cet ouvrage collectif traite de la diffusion de la musique, grâce à des études sur quelques sociétés de concerts spécifiques à cette période, sur des oeuvres du répertoire, sur la création contemporaine et sur le rôle de certains interprètes. Il met en évidence les personnalités de Francis Poulenc, Olivier Messiaen et Arthur Honegger ainsi que d'Alfred Cortot, Germaine Lubin, Charles Munch et Wilhelm Kempff, en insistant sur les ambiguïtés entretenues rétroactivement par certains acteurs de la vie musicale sur leur carrière pendant les années noires. Il analyse également la manière dont quelques grandes figures du passé (Mozart, Berlioz, Wagner) sont susceptibles de s'inscrire dans un discours de propagande, largement véhiculé par les critiques et les musicologues. Cette réflexion sur la trace mémorielle d'une époque se clôt par l'évocation de deux débats récents, qui montrent que ce passé passe difficilement.

Ont collaboré à cet ouvrage : François Anselmini, Mathias Auclair, Yves Balmer, Esteban Buch, Jean Gribenski, D. Kern Holoman, Sara Iglesias, Karine Le Bail, Christophe Brent Murray, Aurélien Poidevin, Manuela Schwartz, Nicolas Southon, Leslie Sprout et Jacques Tchamkerten.
Sous l'Occupation, Paris ne reste pas silencieux. Peu après l'installation des Allemands, les musiciens reprennent leurs activités comme l'ensemble des artistes. Les salles de concerts et les studios radiophoniques et d'enregistrement se remettent à fonctionner. Dans ce contexte, nombre d'interprètes et de compositeurs français bénéficient de conditions de travail inédites, profitant de l'absence de concurrence étrangère conjuguée à la mise à ...

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