Documents  MEEUS, Nicolas. | enregistrements trouvés : 14

     

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- n° Vol.XIII, n°4 - pp.5-16

Jean Jacques Nattiez a décrit le déplacement progressif de la frontière entre bruit et son musical au cours de l'évolution de la musique occidentale. Un examen plus approfondi des définitions acoustisques ou sémiotiques du bruit d'une part, du son musical d'autre part, montre qu'en réalité cette frontière tend à s'estomper, plutôt qu'à se déplacer. L'article discute les couples bruit - son musical, dissonance - consonance, fausseté - justesse.
Jean Jacques Nattiez a décrit le déplacement progressif de la frontière entre bruit et son musical au cours de l'évolution de la musique occidentale. Un examen plus approfondi des définitions acoustisques ou sémiotiques du bruit d'une part, du son musical d'autre part, montre qu'en réalité cette frontière tend à s'estomper, plutôt qu'à se déplacer. L'article discute les couples bruit - son musical, dissonance - consonance, fausseté - justesse.

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- n° vol.II, n°1 - pp. 7-11

Une analyse de type paradigmatique, si elle ne se contente pas d'identifier les récurrences, peut, sans faire appel à aucune connaissance technique, donner l'intuition de caractéristiques importantes de l'écriture musicale classique. Les quelques exemples proposés montrent notamment comment mettre en évidence des notions telles que celles de groupe thématique, de pont modulant, de modulation, ou la différence entre la technique du développement et celle de la variation.

Nicolas Méeus est professeur associé à l'Université de Paris-Sorbonne et membre de la Société Française d'Analyse Musicale
Une analyse de type paradigmatique, si elle ne se contente pas d'identifier les récurrences, peut, sans faire appel à aucune connaissance technique, donner l'intuition de caractéristiques importantes de l'écriture musicale classique. Les quelques exemples proposés montrent notamment comment mettre en évidence des notions telles que celles de groupe thématique, de pont modulant, de modulation, ou la différence entre la technique du développement ...

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- n° Vol.VI, n°3-4 - pp.28-44

La solmisation française de la seconde moitié du XVIIème siècle et du XVIIIème est une solmisation heptacordale fondée sur l'existence d'une gamme double, c'est à dire d'une gamme diatonique existant sous deux formes, par bémol et par bécare. Pour déterminer quelle syllabe de solmisation il fallait chanter pour chaque note, les chantres faisaient usage de la méthode du si, selon laquelle le dernier dièse, qu'il soit à l'armure ou accidentel, se solfie si ; de même, le dernier bémol se chante fa. Cette méthode est en réalité une méthode d'identification des tonalités, puisque la tonique en majeur est chantée ut, la tonique en mineur est ré ou la.
La solmisation française de la seconde moitié du XVIIème siècle et du XVIIIème est une solmisation heptacordale fondée sur l'existence d'une gamme double, c'est à dire d'une gamme diatonique existant sous deux formes, par bémol et par bécare. Pour déterminer quelle syllabe de solmisation il fallait chanter pour chaque note, les chantres faisaient usage de la méthode du si, selon laquelle le dernier dièse, qu'il soit à l'armure ou accidentel, se ...

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- n° Vol.I, n°1 - pp.39-50

L'article présente quelques méthodes et techniques de segmentation automatique appliquées à l'analyse de mélodies musicales. Ces techniques sont largement indépendantes du style de musique comme le montrent les deux exemples choisis pour les illustrer, l'un dans le répertoire tonal, l'autre hors de ce répertoire. Elles se fondent sur différentes forrmulations d'un critère de similarités des éléments successifs de la mélodie. Il est en outre montré comment l'usage de règles de transition pour modéliser le parcours du domaine de valeurs permet de restituer la structure harmonique sous-jacente sans aucune connaissace préalable des échelles. Confirmée par son application à un exemple tonal où les échelles sont connues, cette démarche est particulièrement utile en l'absence de présomption de l'échelle utilisée.
L'article présente quelques méthodes et techniques de segmentation automatique appliquées à l'analyse de mélodies musicales. Ces techniques sont largement indépendantes du style de musique comme le montrent les deux exemples choisis pour les illustrer, l'un dans le répertoire tonal, l'autre hors de ce répertoire. Elles se fondent sur différentes forrmulations d'un critère de similarités des éléments successifs de la mélodie. Il est en outre ...

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- n° Vol.I, n°1 - pp.7-23

La segmentation est une activité primordiale de l'analyse musicale, étroitement liée à la notion de forme. L'analogie entre la segmentation musicale et la segmentation en linguistique est frappante, mais incomplète. La musique et le langage partagent le même déroulement linéaire dans le temps ; dans les deux cas, le découpage vise à délimiter des unités significatives. Mais la complexité de la segmentation musicale naît de la complexité du flux musical lui-même, en particulier de la superposition des paramètres musicaux d'une part, des lignes contrapuntiques d'autre part. L'article fait la distinction entre des procédures analytiques à base extrinsèque, c'est à dire qui se fondent sur des présupposés et des théories extérieurs aux oeuvres examinées, et des procédures à base intrinsèque, qui tentent d'opérer par induction. Parmi les premières, les théories phraséologiques de Koch et Riemann sont brièvement passées en revue et leurs retombées chez Lerdahl et Jackendoff, chez Cooper et Meyer et chez Schoenberg sont signalées ; l'analyse thématique et celle qui se base sur des modèles formels sont aussi comptées parmi les procédures à base extrinsèque. Le problème essentiel des procédures à base intrinsèque est celui de la pertinence des découpages. La méthode paradigmatique choisit la répétition comme critère de pertinence ; il faut entendre par là aussi des répétitions non littérales, comportant un niveau de transformation, mais les limites de cette pertinence sont difficiles à établir. Des approches comme celle du Morphoscope de Marcel Mesnage et, dans une moindre mesure, la théorie des ensembles, proposent de justifier et d'évaluer les segmentations par un critère d'efficacité qui, lui aussi, n'est pas clairement défini. L'article aborde aussi les problèmes de hiérarchie et s'interroge sur la question de savoir si la segmentation doit se fonder sur un principe d'ordre structurel ou sémantique. Il s'achève par une interrogation sur la définition du temps musical.
La segmentation est une activité primordiale de l'analyse musicale, étroitement liée à la notion de forme. L'analogie entre la segmentation musicale et la segmentation en linguistique est frappante, mais incomplète. La musique et le langage partagent le même déroulement linéaire dans le temps ; dans les deux cas, le découpage vise à délimiter des unités significatives. Mais la complexité de la segmentation musicale naît de la complexité du flux ...

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- n° vol.IV, n°3 - pp. 67-80

La modalité repose sur l'identification de différences structurelles à l'intérieur d'un système sous-jacent. La conception de la relation des modes au système qui les sous-tend a été profondément modifiée à partir du XVIIe siècle, notamment en raison de l'importance croissante de l'échelle chromatique comme système de référence. Dans une conception plus ancienne, aux fonctions modales caractéristiques de chacun des modes répondaient des 'qualités modales' inhérentes aux degrès du système sous-jacent. L'article envisage en outre la relation des modes au système sous-jacent du point de vue du diapason et de la transposition.

Nicolas Meeus est professeur à l'Université de Paris Sorbonne et à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve, président de la société belge d'analyse musicale et membre du conseil de rédaction de Musurgia
La modalité repose sur l'identification de différences structurelles à l'intérieur d'un système sous-jacent. La conception de la relation des modes au système qui les sous-tend a été profondément modifiée à partir du XVIIe siècle, notamment en raison de l'importance croissante de l'échelle chromatique comme système de référence. Dans une conception plus ancienne, aux fonctions modales caractéristiques de chacun des modes répondaient des ...

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- n° Vol.II, n°4 - pp.74-78

La perception musicale comporte deux faces : la réaction sensible au stimulus acoustique et la conscience de l'oeuvre comme objet extérieur. C'est cette seconde face que vise l'analyse musicale. L'accession de l'oeuvre au statut d'objet intersubjectif résulte de deux processus : la formulation, qui implique un niveau d'organisation interne, et la répétition. L'analyse musicale, en décrivant l'organisation et en y identifiant les répétitions, en les faisant venir à la conscience, constitue la part active, objectivante, de la perception musicale.
La perception musicale comporte deux faces : la réaction sensible au stimulus acoustique et la conscience de l'oeuvre comme objet extérieur. C'est cette seconde face que vise l'analyse musicale. L'accession de l'oeuvre au statut d'objet intersubjectif résulte de deux processus : la formulation, qui implique un niveau d'organisation interne, et la répétition. L'analyse musicale, en décrivant l'organisation et en y identifiant les répétitions, en ...

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- n° vol.III/2 - pp. 67-80

Les Règles des sixtes constituent un ensemble de règles fournies par les traités du 17ème siècle pour la réalisation des basses continues non chiffrées. Elles indiquent où les accords parfaits doivent être remplacés par des accords de sixte. L'étude envisage successivement cinq versions de ces règles : la Règle de la fausse quinte, la Règle des dièses, la Règle des mi, la Règle des demi-tons et la Règle des degrès. Alors que, dans les premières, le placement des sixtes est déterminé exclusivement par des considérations liées à la diatonie et indépendantes du ton ou du mode de la pièce, les critères se rattachent de plus en plus.

Nicolas Meeus est professeur à l'Université de Paris Sorbonne et à l'Université catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve, président de la société belge d'analyse musicale et membre du conseil de la rédaction de Musurgia
Les Règles des sixtes constituent un ensemble de règles fournies par les traités du 17ème siècle pour la réalisation des basses continues non chiffrées. Elles indiquent où les accords parfaits doivent être remplacés par des accords de sixte. L'étude envisage successivement cinq versions de ces règles : la Règle de la fausse quinte, la Règle des dièses, la Règle des mi, la Règle des demi-tons et la Règle des degrès. Alors que, dans les premières, ...

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- n° Vol. III, n°1 - pp.63-71

Les problèmes sont envisagés successivement de quatre points de vue. La tripartition de Molino suggérait de mener des analyses poïétiques et esthétiques, mais tant les conditions de la création que celles de la réception sont inssuffisamment connues, de sorte que l'analyse du niveau neutre est seule véritablement praticable. Si l'analyse de la musique tonale peut s'appuyer sur les théories du système tonal lui-même, il n'en va pas de même pour les musiques anciennes, dont le système sous-jacent n'est en général pas identifié. Les théories musicales anciennes, 'émiques', ne sont souvent pas suffisantes à l'analyse : elles doivent être complétées par des hypothèses 'étiques'. Enfin, l'analyse de la musique ancienne n'est possible que dans la mesure où on parvient à découper des tranches synchroniques.
Les problèmes sont envisagés successivement de quatre points de vue. La tripartition de Molino suggérait de mener des analyses poïétiques et esthétiques, mais tant les conditions de la création que celles de la réception sont inssuffisamment connues, de sorte que l'analyse du niveau neutre est seule véritablement praticable. Si l'analyse de la musique tonale peut s'appuyer sur les théories du système tonal lui-même, il n'en va pas de même pour ...

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- n° Vol. VIII, n°3-4 - pp. 61-64

Cette brève note indique quelques aspects essentiels de la théorie des vecteurs harmoniques mise en oeuvre dans l'article de Philippe Cathé qui suit. Il s'agit d'une théorie descriptive des progressions de l'harmonie, qui met en lumière certaines caractéristiques du fonctionnement normal de l'harmonie tonale -et, par opposition, de fonctionnements d'une harmonie modale.

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- n° Volume X, n°3-4 - pp.7-34

La théorie des Vecteurs harmoniques est une théorie des progressions fondamentales de l'harmonie. Elle envisage la tonalité comme résultant des progressions d'accords plutôt que comme donné à priori de la composition musicale. Elle classe les progressions d'accord en 2 catégories, 'Vecteurs dominants' et 'Vecteurs sous-dominants', auxquelles tous les mouvements de la basse fondamentale peuvent être ramenés par les théories usuelles des substitutions d'accord. On peut montrer alors que les phrases tonales bien formées se composent majoritairement de vecteurs dominants, parmi lesquels au moins un comporte une substitution.

L'application analytique de la théorie est illustrée par l'analyse graphique et statistique de 3 chorals de Bach. On constate une très forte asymétrie dans la répartition des vecteurs dominants et sous dominants et dans les successions de vecteurs. Les données statistiques paraissent autoriser une approche originale de l'harmonie modale.

Nicolas Meeùs est professeur à l'Université de Paris Sorbonne (Paris 4), rédacteur en chef de Musurgia
La théorie des Vecteurs harmoniques est une théorie des progressions fondamentales de l'harmonie. Elle envisage la tonalité comme résultant des progressions d'accords plutôt que comme donné à priori de la composition musicale. Elle classe les progressions d'accord en 2 catégories, 'Vecteurs dominants' et 'Vecteurs sous-dominants', auxquelles tous les mouvements de la basse fondamentale peuvent être ramenés par les théories usuelles des ...

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Heinrich Schenker, une introduction MEEUS, Nicolas. | Mardaga 1993

Livre - Cote : L 60 MEE H

XXXXX

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- 131p.

Heinrich Schenker (1868-1935) est probablement le théoricien de la musique le plus original et le plus controversé de notre siècle.
Son oeuvre, qui a connu un succès phénoménal aux Etats-Unis, reste mal connue en Europe. Le présent livre a pour ambition de servir d'introduction à la lecture de L'Ecriture libre, l'ouvrage qui présente le dernier état des idées de Schenker. Les disciples de Schenker on donné de lui une image quasi mythique, tempérée ici par une étude biographique plus objective. Les concepts fondamentaux de la théorie schenkerienne sont présentés de façon concise. Cet exposé met en place une terminologie schenkerienne de langue française.
La théorie est passée ensuite au crible d'une évaluation critique qui porte notamment sur le concept de structure fondamentale et sur la loi de la note de tête. Une abondante bibliographie donne la liste de tous les écrits de Schenker et des écrits d'inspiration schenkerienne.
Heinrich Schenker (1868-1935) est probablement le théoricien de la musique le plus original et le plus controversé de notre siècle.
Son oeuvre, qui a connu un succès phénoménal aux Etats-Unis, reste mal connue en Europe. Le présent livre a pour ambition de servir d'introduction à la lecture de L'Ecriture libre, l'ouvrage qui présente le dernier état des idées de Schenker. Les disciples de Schenker on donné de lui une image quasi mythique, ...

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- 158 p.

Ouvrage posthume, L'Ecriture libre est le 3è et dernier des "Nouvelles théories et fantaisies musicales" auxquelles Schenker a consacrré 30 années de recherches et de réflexions. Son apport essentiel est une réhabilitation de la pensée contrapuntique, dont il décèle la manifestation, issue de l'écriture stricte du contrepoint fuxien, dans les compositions libres de la période tonale : c'est dans ce sens qu'il faut comprendre le titre de l'ouvrage. Mais L'écriture libre propose aussi plusieurs idées nouvelles : la théorie de la structure fondamentale ; les notions de niveau structurel et de prolongatioon ; et la méthode d'analyse graphique. L'ouvrage aborde aussi les questions du rythme et de la forme.
Ouvrage posthume, L'Ecriture libre est le 3è et dernier des "Nouvelles théories et fantaisies musicales" auxquelles Schenker a consacrré 30 années de recherches et de réflexions. Son apport essentiel est une réhabilitation de la pensée contrapuntique, dont il décèle la manifestation, issue de l'écriture stricte du contrepoint fuxien, dans les compositions libres de la période tonale : c'est dans ce sens qu'il faut comprendre le titre de ...

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- 158 p.

Ouvrage posthume, L'Ecriture libre est le 3è et dernier des "Nouvelles théories et fantaisies musicales" auxquelles Schenker a consacrré 30 années de recherches et de réflexions. Son apport essentiel est une réhabilitation de la pensée contrapuntique, dont il décèle la manifestation, issue de l'écriture stricte du contrepoint fuxien, dans les compositions libres de la période tonale : c'est dans ce sens qu'il faut comprendre le titre de l'ouvrage. Mais L'écriture libre propose aussi plusieurs idées nouvelles : la théorie de la structure fondamentale ; les notions de niveau structurel et de prolongatioon ; et la méthode d'analyse graphique. L'ouvrage aborde aussi les questions du rythme et de la forme.
Ouvrage posthume, L'Ecriture libre est le 3è et dernier des "Nouvelles théories et fantaisies musicales" auxquelles Schenker a consacrré 30 années de recherches et de réflexions. Son apport essentiel est une réhabilitation de la pensée contrapuntique, dont il décèle la manifestation, issue de l'écriture stricte du contrepoint fuxien, dans les compositions libres de la période tonale : c'est dans ce sens qu'il faut comprendre le titre de ...

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