Documents  SIMON, Yannick. | enregistrements trouvés : 2

     

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- 424p.

A l'image des cinémas, des théâtres et des lieux d'exposition, les salles de concert connaissent une forte affluence sous l'Occupation. Ce succès n'échappe pas aux autorités allemandes qui l'encouragent et font de la musique « savante » l'une de leurs priorités artistiques. Pour sa part, l'État français entreprend une réorganisation du secteur musical qui implique nécessairement les compositeurs. Certains d'entre eux, notamment Henri Rabaud, participent à la réalisation d'un projet ayant pour modèle l'organisation de la musique dans l'Allemagne nazie. Ils sont néanmoins peu nombreux à fréquenter ce pays dans lequel règne un embargo sur la musique française. Les plus conciliants ont le privilège de se voir invités à commémorer le 150e anniversaire de la mort de Mozart à Vienne. Arthur Honegger et trois membres de la section musicale du bien nommé groupe Collaboration (Alfred Bachelet, Marcel Delannoy et Florent Schmitt) sont de ce « pèlerinage encore plus nazi que mozartien », selon la formule de Lucien Rebatet. À Paris, d'autres compositeurs savent faire preuve de plus de retenue bien que la gamme des comportements soit large. Les velléités de résistance sont néanmoins faibles. Rares sont ceux qui, à l'image de Francis Poulenc, militent sur les portées de leur papier à musique.

Les compositeurs français ont pour première ambition de poursuivre leur principale activité. Ils écrivent de nouvelles partitions et s'attachent à promouvoir l'ensemble de leurs oeuvres. Malgré les difficultés conjoncturelles, ceux d'entre eux qui ne sont pas réduits au silence bénéficient de l'intervention de l'État, d'une forte demande, d'un climat nationaliste et de l'absence de concurrence étrangère. La tendance néoclassique de l'entre-deux-guerres trouve dans ce contexte un terrain de prédilection, sans, pour autant, réduire à néant la modernité dont Olivier Messiaen est l'incarnation.

Cette étude porte un regard d'ensemble sur les différentes activités des compositeurs. Elle s'intéresse à leur implication dans la vie musicale et aux conséquences de l'Occupation sur leur activité créatrice. Composer sous Vichy, c'est aussi composer avec Vichy et avec un contexte qui résonne dans la création musicale.
A l'image des cinémas, des théâtres et des lieux d'exposition, les salles de concert connaissent une forte affluence sous l'Occupation. Ce succès n'échappe pas aux autorités allemandes qui l'encouragent et font de la musique « savante » l'une de leurs priorités artistiques. Pour sa part, l'État français entreprend une réorganisation du secteur musical qui implique nécessairement les compositeurs. Certains d'entre eux, notamment Henri Rabaud, ...

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- 254p.

Sous l'Occupation, Paris ne reste pas silencieux. Peu après l'installation des Allemands, les musiciens reprennent leurs activités comme l'ensemble des artistes. Les salles de concerts et les studios radiophoniques et d'enregistrement se remettent à fonctionner. Dans ce contexte, nombre d'interprètes et de compositeurs français bénéficient de conditions de travail inédites, profitant de l'absence de concurrence étrangère conjuguée à la mise à l'écart des oeuvres des compositeurs, morts ou vivants, exclus par les lois scélérates. Centré sur la musique savante, cet ouvrage collectif traite de la diffusion de la musique, grâce à des études sur quelques sociétés de concerts spécifiques à cette période, sur des oeuvres du répertoire, sur la création contemporaine et sur le rôle de certains interprètes. Il met en évidence les personnalités de Francis Poulenc, Olivier Messiaen et Arthur Honegger ainsi que d'Alfred Cortot, Germaine Lubin, Charles Munch et Wilhelm Kempff, en insistant sur les ambiguïtés entretenues rétroactivement par certains acteurs de la vie musicale sur leur carrière pendant les années noires. Il analyse également la manière dont quelques grandes figures du passé (Mozart, Berlioz, Wagner) sont susceptibles de s'inscrire dans un discours de propagande, largement véhiculé par les critiques et les musicologues. Cette réflexion sur la trace mémorielle d'une époque se clôt par l'évocation de deux débats récents, qui montrent que ce passé passe difficilement.

Ont collaboré à cet ouvrage : François Anselmini, Mathias Auclair, Yves Balmer, Esteban Buch, Jean Gribenski, D. Kern Holoman, Sara Iglesias, Karine Le Bail, Christophe Brent Murray, Aurélien Poidevin, Manuela Schwartz, Nicolas Southon, Leslie Sprout et Jacques Tchamkerten.
Sous l'Occupation, Paris ne reste pas silencieux. Peu après l'installation des Allemands, les musiciens reprennent leurs activités comme l'ensemble des artistes. Les salles de concerts et les studios radiophoniques et d'enregistrement se remettent à fonctionner. Dans ce contexte, nombre d'interprètes et de compositeurs français bénéficient de conditions de travail inédites, profitant de l'absence de concurrence étrangère conjuguée à la mise à ...

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