Marcel Proust et la médecine
Peut-on conclure à une "estime réciproque" entre Marcel Proust et ses médecins ? Proust répond : ... l'estime des Professeurs m'est précieuse. Notre regard de médecin a évolué depuis le décès de cet illustre auteur. La Correspondance donne accès à une meilleure connaissance de la personnalité complexe et de la vie de ce grand invalide respiratoire, insomniaque, poly-intoxiqué qui aggrave à la fois son insominie et son état cardiorespiratoire. Elle permet aussi de mieux comprendre les relations souvent difficiles de Proust avec son entourage et avec ses médecins non persuadés de la réalité d'un état qu'ils considèrent comme "hystérique", ce dont Proust a beaucoup souffert. Certains passages de la Recherche dénoncent et caricaturent les travers des médecins, - juste, du moins compréhensible réponse à l'iinsatisfaction du malade.
Meilleur médecin que malade docile, Marcel Proust a toujours eu une attitude ambivalente face à la médecine : ... croire à la médecine serait la suprême folie, si n'y pas croire n'en était pas une plus grande.
Numéro : 9