Dyspraxie linguale et gêne lors du détaché chez les clarinettistes
Dans le jeu de la clarinette, la langue sert à la production du son et, grâce aux différentes possibilités de mobilité linguale, le clarinettiste peut moduler le phrasé. Une enquête préliminaire par questionnaire auprès d'une population de 130 clarinettistes montre une plainte modérée concernant la langue dans le détaché. Afin d'analyser plus précisément les difficultés des clarinettistes à l'instrument, un questionnaire plus élaboré est proposé à ces mêmes musiciens dans le but d'évaluer leurs fonctions linguales, en explorant la respiration (position de repos de la langue, type de respiration, etc.), la déglutition et la phonation. La gêne linguale s'exprime au détaché pour la moitié de l'échantillon. Un tiers des musiciens est dyspraxique. Aucun lien direct n'a été établi entre la dyspraxie linguale et la gêne ressentie par le clarinettiste lors du jeu. Des propositions sont faites par l'auteur afin d'optimiser les praxies linguales chez les clarinettistes.
Numéro : 84