C'est par la batterie rituelle du grade, ou thème de la foi, que débute le prélude de Parsifal, ouvrage qualifié par Richard Wagner lui-même de "Bühnenweihfestspiel", "action scénique solennelle d'initiation" (Jacques Chailley), - annonçant ainsi le caractère mystique d'un opéra que Pierre Boulez qualifie de "Passion scénique".
Erigé grâce au soutien financier de Louis II de Bavière, le Festspielhaus de Bayreuth avait été inauguré, le 13 août 1876, avec l'or du Rhin - devant l'empereur de Prusse Guillaume 1er, l'empereur du Brésil Pierre II et tout un aréopage de princes, grands-ducs et compositeurs célèbres (Tchaïkovski, Saint-Saëns, Grieg, Bruckner...). Quelques années plus tard, le 26 juillet 1882, c'est en ce lieu à l'accoustique unique que fut créé Parsifal, dernier ouvrage de Wagner qui en exigera l'exclusivité pour Bayreuth pendant une période de trente ans après sa mort.
En 1891, Romain Rolland, faisant à son tour le pèlerinage de Bayreuth, écrivit : "On se croirait à Lourdes. Le troisième acte de Parsifal est le cinquième évangile. Ce n'est vraiment plus du théâtre, ce n'est plus de l'art, c'est de la religion, et comme Dieu même."
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C'est par la batterie rituelle du grade, ou thème de la foi, que débute le prélude de Parsifal, ouvrage qualifié par Richard Wagner lui-même de "Bühnenweihfestspiel", "action scénique solennelle d'initiation" (Jacques Chailley), - annonçant ainsi le caractère mystique d'un opéra que Pierre Boulez qualifie de "Passion scénique".
Erigé grâce au soutien financier de Louis II de Bavière, le Festspielhaus de Bayreuth avait été inauguré, le 13 août ...
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