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Documents BARTOLI, Jean-Pierre. 4 résultats

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V
- n° Vol.XII, n°1-2 - pp.49-62
Un des apports les plus précieux du développement de la 'néo-rhétorique structurale' est d'avoir adapté les outils issus de la rhétorique classique cantonnée au langage verbal, au domaine de la sémiotique générale. A l'exception de recherches d'ordre historique sur l'esthétique baroque, l'observation de la musique par ce biais n'a pas connu un développement comparable. Ceci semble paradoxal : par sa nature, la musique offre pourtant un domaine dans lequel les opérations constitutives de la communication rhétorique fonctionnent avec une remarquable efficacité.

L'analyse de la section finale du Quatuor op.33 n°2 de Haydn permet d'illustrer l'application au domaine musical de la description de la figure rhétorique proposée par le Groupe µ avec le recours aux notions d'isotopie, d'allotopie, d'impertinence, des degrés conçu et perçu ou encore de réévaluation. Cet exemple permet d'examiner sous de nouvelle perspectives l'approche du fait musical tant du point de vue des différent degrés de rhétoricité que des concepts de code, de norme et d'écart et enfin, de l'éternelle question de la référentialité du sens musical. Cette analyse permet enfin d'étudier dans le même geste aussi bien les intentions poétiques du créateur que l'horizon d'attente esthétique et la collaboration interprétative de l'auditeur.

Jean-Pierre Bartoli est professeur à l'Université de Paris Sorbonne, membre du conseil éditorial de Musurgia.[-]
Un des apports les plus précieux du développement de la 'néo-rhétorique structurale' est d'avoir adapté les outils issus de la rhétorique classique cantonnée au langage verbal, au domaine de la sémiotique générale. A l'exception de recherches d'ordre historique sur l'esthétique baroque, l'observation de la musique par ce biais n'a pas connu un développement comparable. Ceci semble paradoxal : par sa nature, la musique offre pourtant un domaine ...[+]

RHETORIQUE MUSICALE ; ANALYSE MUSICALE ; QUATUOR ; HAYDN (FRANZ JOSEPH, 1732-1809)

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V
- n° Vol. VIII, n°3-4 - pp.7-32
Née d'un amusant exercice dans le style des 'ancêtres', la composition de L'Enfance du Christ s'est développé autour de l'évocation poétique 'des enluminures des vieux missels'. Berlioz s'y est appliqué à multiplier des figures musicales qui font référence au passé. Cette esthétique historiciste repose sur la construction de l'image sonore de la musique du passé, non pas en référence à une époque précise de l'histoire, mais par addition de formules qui appartiennent à des époques différentes , toujours perçues comme révolues. Le système ainsi mis en place réalise dans le domaine temporel l'équivalent de l'exotisme dans le domaine géographique. Ainsi, l'historicisme établit des stratégies de même type par la concaténation de figures qui, parce qu'assemblées, prennent un sens univoque (isotopie). Le présent article relève des allusions au répertoire religieux du XVII siècle, à l'écriture chorale de l'époque palestrinienne, mais aussi au plain chant médiéval et aux différentes méthodes de son harmonisation. La question de la modalité de l'ouvrage doit être replacée dans ce contexte eclectique. Il apparaît que l'effet modal ne repose pas uniquement sur l'emprunt épisodique d'échelles grégoriennes mais tout autant sur un langage harmonique qui remet en cause les progressions tonales usuelles. Cette confrontation entre l'harmonie romantique et un style historiciste aux progressions harmoniques insolites est une des formulations possibles d'un conflit qui oppose plus globalement le diatonisme et le chromatisme, ou encore le flux méthodique et celui de l'harmonie, tout au long de la partition.

Jean-Pierre Bartoli est professeur à l'université de Paris Sorbonne et membre du comité éditorial de Musurgia[-]
Née d'un amusant exercice dans le style des 'ancêtres', la composition de L'Enfance du Christ s'est développé autour de l'évocation poétique 'des enluminures des vieux missels'. Berlioz s'y est appliqué à multiplier des figures musicales qui font référence au passé. Cette esthétique historiciste repose sur la construction de l'image sonore de la musique du passé, non pas en référence à une époque précise de l'histoire, mais par addition de ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; BERLIOZ (HECTOR, 1803-1869)

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V
- n° Vol VII, n°2 - pp. 61-72
La seconde augmentée donne tout son effet exotique lorsqu'elle est utilisée en dehors du contexte du mineur harmonique. En outre, elle ne suffit généralement pas en elle-même à produire le sentiment d'exotisme : d'autres paramètres sont nécessaires, texture ou rythmes particuliers par exemple. Le système sémiotique de l'exotisme fonctionne par addition d'unités significatives choisies dans un champ sémantique cohérent : c'est le phénomène de l'isotopie. L'exotisme naît de l'usage d'unités 'allochtones', paraissant empruntées à un langage étranger, par opposition aux unités 'autochtones' usuelles. La véracité de l'emprunt n'est pas pertinente : des emprunts réels, mais trop diatoniques, échouent à créer l'effet que réalisent des emprunts factices. A l'inverse, des figures usuelles peuvent revêtir une connotation allochtone dans un contexte inhabituel. Ce sont donc bien la conjonction et la redondance qui établissent la connotation, conformément à la définition de l'isotopie.

Jean-Pierre Bartoli est professeur à l'Université de Paris Sorbonne, membre du conseil de rédaction de Musurgia[-]
La seconde augmentée donne tout son effet exotique lorsqu'elle est utilisée en dehors du contexte du mineur harmonique. En outre, elle ne suffit généralement pas en elle-même à produire le sentiment d'exotisme : d'autres paramètres sont nécessaires, texture ou rythmes particuliers par exemple. Le système sémiotique de l'exotisme fonctionne par addition d'unités significatives choisies dans un champ sémantique cohérent : c'est le phénomène de ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; ISOTOPIE

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V
- n° vol.II, n°1 - pp. 25-51
Si nul ne conteste à la Symphonie fantastique le statut de chef-d'oeuvre, la question de la cohérence formelle reste d'actualité. Doit-on la justifier uniquement en fonction de son programme ou négliger celui-ci et porter sur elle un regard 'formaliste' sous le prétexte que la musique 'pure' serait supérieure à la musique accompagnée d'un discours littéraire ? En tentant de poser la question autrement, cet article se propose de décrire la logique qui préside à son agencement et de dire en quoi celle-ci dépasse le cadre du programme tout en lui étant pourtant indissociablement liée. L'observation des modèle beethovéniens et français à travers certains écrits de Berlioz permet de mieux définir le projet du compositeur. Ce qu'il appelle le 'genre musical expressif' consiste à attribuer au développement musical une structure narrative. Paraphrase littéraire d'une forme musicale qui contient en elle-même sa validité, le programme offre néanmoins à l'analyste de précieuses indications. De la comparaison de quelques analyses déjà réalisées, de l'étude du développement rapporté à la courbe tonale, du détournement des processus formels traditionnels, enfin du relevé des situations et procédés récurrents d'un mouvement à l'autre, il se dégage la perception d'un discours musical linéaire et téléologique. L'oeuvre progresse inexorablement vers sa péroraison : étape par étape, elle met en scène la transformation ou la destruction de ses divers matériaux thématiques. En cela, elle est bien narrative par delà son programme. Quelques remarques sur la place historique de la Symphonie fantastique servent de conclusion. [-]
Si nul ne conteste à la Symphonie fantastique le statut de chef-d'oeuvre, la question de la cohérence formelle reste d'actualité. Doit-on la justifier uniquement en fonction de son programme ou négliger celui-ci et porter sur elle un regard 'formaliste' sous le prétexte que la musique 'pure' serait supérieure à la musique accompagnée d'un discours littéraire ? En tentant de poser la question autrement, cet article se propose de décrire la ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; BERLIOZ (HECTOR, 1803-1869) ; SYMPHONIE

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