Environnement sonore des musiciens militaires et conséquences auditives
NOTTET, J.-B. (auteur) ; MOULIN, A. (auteur) ; SEGUY, D. (auteur) ; QUINTART, T. (auteur) ; PULL, J. (auteur) ; PONS, Y. (auteur)
06/06/2008 - 09/09/2008
pp.39-49
MEDECINE ; SANTE ; PATHOLOGIE ; AUDITION ; SURDITE ; MUSIQUE MILITAIRE
Du fait de nombreuses plaintes fonctionnelles auditives, une attention toute particulière a été portée aux musiciens de la Musique régionale Terre Sud-Est et a consisté en l'évaluation de leur environnement sonore professionnel et en la détermination de l'état auditif de chacun d'eux. Le niveau d'exposition sonore quotidien, dans la salle de répétition habituelle de ces musiciens militaires, était en moyene de 93 dB(A). En étudiant séparément les deux oreilles, 26 % des musiciens présentaient une perte auditive anormale sur les fréquences allant jusqu'au 8 kHz et 31 % sur les hautes fréquences. L'affectation dans un auditorium neuf a permis une diminution de tous les niveaux sonores et plus particulièrement du niveau de pression de crête maximale du pourcentage du temps de travail passé au-dessus de 105 dB(A). De plus, les signes fonctionnels auditifs présentés initialement par les musiciens ont été très significativement diminué avec le changement de salle de répétition. Cette étude a permis d'instaurer une surveillance médicale spéciale et de mettre à disposition de l'ensemble des musiciens de cette formation des protections auditives personnalisées. Mais bien que ces protections soient spécialement adaptées à la pratique de la musique, leur port prolongé se heurte à la gêne professionnelle ressentie.
Numéro : 64-65