En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation d'un simple cookie d'identification. Aucune autre exploitation n'est faite de ce cookie. OK
Chargement en cours…
Chargement en cours…
0

Deux signes de souffrance auditive : acouphènes et intolérance aux sons forts

Paniers
Article

MEYER-BISCH, Christian. (auteur)

Médecine des Arts

06/06/2008 - 09/09/2008

pp.66-71

MEDECINE ; PATHOLOGIE ; SANTE ; AUDITION ; ACOUPHENES

Lorsque l'oreille est soumise à des agressions, qu'elles soient physiques (niveaux sonores excessifs), chimiques (ototoxiques), physiologiques (presbyacousie) ou pathologiques, la cochlée, au coeur de l'oreille interne, peut être le siège d'atteintes cellulaires qui engendreront des signes de souffrance auditive. Réversibles au début, ces signes mettent de plus en plus de temps à disparaître, puis peuvent devenir permanents. Pour rester simple, les acouphènes, ou sifflements d'oreilles, peuvent naître dans l'oreille interne ou avoir une origine centrale. Mais leur ressenti dépend toujours de l'activité d'une partie spécialisée du système nerveux central, laquelle contrôle aussi, entre autres, les émotions, l'affect, l'imagination. Aussi, s'il est rare de pouvoir faire disparaître des acouphènes bien installés, il est possible d'agir efficacement sur leur ressenti.
L'intolérance aux sons forts, qui est souvent nommée improprement "hyperacousie", reflète aussi, souvent, une atteinte plus ou moins sérieuse des cellules sensorielles de l'oreille interne, associée à une réaction centrale. La peur des sons forts est toujours présente et cette composante phonophobique peut être déterminante. Une rééducation peut alors être entreprise, associée à une meilleure maîtrise des comportements à risque.
Ces deux symptômes de souffrance auditive, qui peuvent rendre la vie difficile, peuvent être pris en charge au moyen de différentes techniques, les médicaments à eux seuls ne pouvant constituer la seule approche thérapeutique.

Numéro : 64-65

Paniers