- n° Vol.VI, n°3-4 - pp.7-27
La technique de la parodie, dans la première moitié du XVIème siècle, marque une virtuosité dans le maniement de l'intertextualité, qui devient ainsi moins perceptible : autrefois objet musical, l'emprunt se fait désormais sujet. Le motet media vita est composé à partir d'une mélodie relativement rare, le repons du 4ème mode chanté les Dimanches entre l'Epiphanie et le Carême. Si les entrées du motet correspondent aux incises du texte du répons, la relation au chant préexistant est variable, plus étroite au début du motet. Une analyse détaillée fait apparaître que la fonction sémantique est dévolue en priorité au sens des textes et que la composante mélodique se voit attribuer une fonction signalétique complexe. Chacune des composantes du référent grégorien joue un rôle spécifique, mais cette atomisation porte en germe la disparition du système de la référence à une composition préexistante.
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La technique de la parodie, dans la première moitié du XVIème siècle, marque une virtuosité dans le maniement de l'intertextualité, qui devient ainsi moins perceptible : autrefois objet musical, l'emprunt se fait désormais sujet. Le motet media vita est composé à partir d'une mélodie relativement rare, le repons du 4ème mode chanté les Dimanches entre l'Epiphanie et le Carême. Si les entrées du motet correspondent aux incises du texte du répons, ...
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MOTET ; 16E SIECLE ; ANALYSE ; ANALYSE MUSICALE