- n° Vol. IV, n°1 - pp.25-41
L'idée d'élire une chaconne pour clore une symphonie relève à première vue du paradoxe. Comment en effet concilier la présence d'un matériau récurrent formant une entité close et les nécessités dramatiques d'un finale symphonique ? La lecture attentive du thème utilisé par Brahms dans le quatrième mouvement de la Quatrième Symphonie révèle une polysémie de nature à fournir de multiples trajectoires dont la motricité est assurée par un geste qui repose sur le double principe de variation et de développement. Brahms parvient ici à détourner l'aspect répétitif du modèle au profit d'une direction projectionnelle des idées musicales. Les critères musicaux, possédant leurs lois individuelles, sont alors assujettis à une organisation du mouvement (au sens physique du terme) qui assure à ce finale sa propulsion conclusive. Le défi devient serviteur du projet.
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L'idée d'élire une chaconne pour clore une symphonie relève à première vue du paradoxe. Comment en effet concilier la présence d'un matériau récurrent formant une entité close et les nécessités dramatiques d'un finale symphonique ? La lecture attentive du thème utilisé par Brahms dans le quatrième mouvement de la Quatrième Symphonie révèle une polysémie de nature à fournir de multiples trajectoires dont la motricité est assurée par un geste qui ...
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BRAHMS (JOHANNES, 1833-1897) ; SYMPHONIE ; ANALYSE ; ANALYSE MUSICALE ; FINALE ; CHACONNE