- n° vol.XI - n°1-2 - pp.64-72
Qualifiée d'opéra latent, la Suite lyrique de Berg prolonge la tradition germanique centrée autour de ce que Carl Dahlhaus a appelé la musique absolue, c'est à dire une musique qui trouve en elle-même (dans son autonomie vis-à-vis de tout texte) ses propres déterminations. Néanmoins, le prgramme intérieur de ce quatuor, par son intensité, par la manière qu'il a d'irriguer la structure, ne peut être détaché de la texture musicale même. On se proposera ici de cerner les multiples plans, opérations et procédures par lesquels ce programme n'est ni porté, ni illustré par les sons, mais tente d'effectuer son devenir musique.
Jean-Paul Olive est professeur à l'université de Paris VIII.
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Qualifiée d'opéra latent, la Suite lyrique de Berg prolonge la tradition germanique centrée autour de ce que Carl Dahlhaus a appelé la musique absolue, c'est à dire une musique qui trouve en elle-même (dans son autonomie vis-à-vis de tout texte) ses propres déterminations. Néanmoins, le prgramme intérieur de ce quatuor, par son intensité, par la manière qu'il a d'irriguer la structure, ne peut être détaché de la texture musicale même. On se ...
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INSTRUMENT ; VOCALITE ; BERG (ALBAN, 1885-1935) ; SUITE ; ANALYSE