- n° vol.XI - n°1-2 - pp.73-93
Les nouveaux bréviaires et missels diocésains adoptés en France sous les règnes de Louis XIV et Louis XV furent accompagnés d'une importante réforme du plain-chant qui leur était associé. Sources manuscrites, traditions cantorales locales mais aussi esthétique de leur temps et exigences pastorales : les plainchantistes du XVIIIème siècle se devaient de prendre en compte l'ensemble de ces paramètres au moment de (re)composer un répertoire.
Le Traité de Léonard Poisson, prêtre à l'origine du chant sénonais et auxerrois de 1725, fut rédigé en réaction à certaines dérives observées dans l'immense production de chant déjà publiée. Bien que tardive, cette contribution jette un regard unique sur l'activité débordante des liturgistes : d'une précision rare, Poisson en analyse ainsi les objectifs comme les méthodes, les travers comme les qualités. Loin de la création éthérée et spontanée propre à l'historiographie grégorienne, c'est la découverte d'un véritable processus de composition encore méconnu que nous propose l'étude de ce traité.
Xavier Bisaro est professeur agrégé à l'université de Rennes 2, doctorant au CESR de Tours.
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Les nouveaux bréviaires et missels diocésains adoptés en France sous les règnes de Louis XIV et Louis XV furent accompagnés d'une importante réforme du plain-chant qui leur était associé. Sources manuscrites, traditions cantorales locales mais aussi esthétique de leur temps et exigences pastorales : les plainchantistes du XVIIIème siècle se devaient de prendre en compte l'ensemble de ces paramètres au moment de (re)composer un répertoire.
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CHANT ; CHANT GREGORIEN ; TRAITE ; POISSON (LEONARD,1695-1753) ; ANALYSE