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Documents MEYER-BISCH, Christian. 3 résultats

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V
- n° 64-65 - pp.66-71
Lorsque l'oreille est soumise à des agressions, qu'elles soient physiques (niveaux sonores excessifs), chimiques (ototoxiques), physiologiques (presbyacousie) ou pathologiques, la cochlée, au coeur de l'oreille interne, peut être le siège d'atteintes cellulaires qui engendreront des signes de souffrance auditive. Réversibles au début, ces signes mettent de plus en plus de temps à disparaître, puis peuvent devenir permanents. Pour rester simple, les acouphènes, ou sifflements d'oreilles, peuvent naître dans l'oreille interne ou avoir une origine centrale. Mais leur ressenti dépend toujours de l'activité d'une partie spécialisée du système nerveux central, laquelle contrôle aussi, entre autres, les émotions, l'affect, l'imagination. Aussi, s'il est rare de pouvoir faire disparaître des acouphènes bien installés, il est possible d'agir efficacement sur leur ressenti.
L'intolérance aux sons forts, qui est souvent nommée improprement "hyperacousie", reflète aussi, souvent, une atteinte plus ou moins sérieuse des cellules sensorielles de l'oreille interne, associée à une réaction centrale. La peur des sons forts est toujours présente et cette composante phonophobique peut être déterminante. Une rééducation peut alors être entreprise, associée à une meilleure maîtrise des comportements à risque.
Ces deux symptômes de souffrance auditive, qui peuvent rendre la vie difficile, peuvent être pris en charge au moyen de différentes techniques, les médicaments à eux seuls ne pouvant constituer la seule approche thérapeutique.[-]
Lorsque l'oreille est soumise à des agressions, qu'elles soient physiques (niveaux sonores excessifs), chimiques (ototoxiques), physiologiques (presbyacousie) ou pathologiques, la cochlée, au coeur de l'oreille interne, peut être le siège d'atteintes cellulaires qui engendreront des signes de souffrance auditive. Réversibles au début, ces signes mettent de plus en plus de temps à disparaître, puis peuvent devenir permanents. Pour rester simple, ...[+]

MEDECINE ; PATHOLOGIE ; SANTE ; AUDITION ; ACOUPHENES

Paniers
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V
- n° 64-65 - pp.2-8
Pour accepter les contraintes relatives à la prévention d'un risque, il faut connaître et comprendre les dangers et les dommages qui sont responsables de l'existence même de ce risque. Ainsi, l'énergie sonore (le danger) peut être suffisamment importante pour générer des atteintes auditives (dommages) réversibles ou non. Pour maîtriser les niveaux sonores dans un ensemble musical, il faut les évaluer ou, mieux, les mesurer. Les niveaux sonores émis par un instrument de musique non amplifié oscillent entre 80 et 100 dB(A) * selon l'instrument et la partition jouée. Comment s'additionnent les énergies émises par plusieurs instruments ? Heureusement, la musique n'est pas un bruit continu et sa dynamique offre à l'oreille des temps de récupération. Comment en tenir compte ? Soumise à une charge sonore trop élevée, l'oreille souffre en émettant des signaux : sifflements d'oreilles ou sensations d'oreille cotonneuse, réversibles ou non. La fragilité de l'oreille n'est pas identique pour tous les sons, de même que nous sommes tous inégaux devant les agressions de notre environnement.
*dBA : décibels en pondération A prenant en compte la nocivité des sons en fonction de leur fréquence.[-]
Pour accepter les contraintes relatives à la prévention d'un risque, il faut connaître et comprendre les dangers et les dommages qui sont responsables de l'existence même de ce risque. Ainsi, l'énergie sonore (le danger) peut être suffisamment importante pour générer des atteintes auditives (dommages) réversibles ou non. Pour maîtriser les niveaux sonores dans un ensemble musical, il faut les évaluer ou, mieux, les mesurer. Les niveaux sonores ...[+]

MEDECINE ; SANTE ; AUDITION

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V
- n° 64-65 - pp.76-79
Un des grands principes de santé publique, quel que soit son domaine d'application, postule qu'il faut privilégier les moyens de prévention collectifs. Ce principe est souvent applicable à l'exposition aux niveaux sonores dangereux rencontrés dans les métiers liés à la pratique musicale, surtout acoustique. On pense bien sûr à limiter les niveaux sonores chaque fois que cela est possible ou la durée d'exposition aux niveaux sonores élevés. De qui, de quoi dépendent ces niveaux sonores ? Est-il toujours possible de limiter la charge sonore imposée à l'oreille ? De nombreux degrés de liberté, matériels ou humains, peuvent être recensés.
Quand la prévention collective est inopérante, il faut recourir aux moyens de protection individuels : dispositifs limitant la charge sonore à laquelle sont soumis musiciens et techniciens. Parmi ceux-ci, citons les mobiliers d'orchestre, les protecteurs individuels, les retours de scène intra-auraux (ears monitors). L'acceptation de ces dispositifs implique qu'ils ne gênent pas les performances artistiques. Souvent, il faut accepter les compromis. Ce qui précède entre dans la définition de la prévention primaire, qui consiste à supprimer ou à atténuer le danger. Il existe aussi une prévention secondaire, concept moins connu, qui consiste à dépister le plus tôt possible des atteintes de la santé avant qu'elles n'entraînent une incapacité. Cette démarche doit absolument se développer dans le monde de la pratique et de l'enseignement de la musique.
Quand l'incapacité apparaît, il reste à mettre en oeuvre les moyens de la prévention tertiaire, qui consistent à atténuer, dans le propos qui est développé ici, les effets d'une atteinte auditive plus ou moins incapacitante. De nombreux moyens existent, allant jusqu'à l'apprentissage auditif, qui empêche l'incapacité de devenir un handicap.[-]
Un des grands principes de santé publique, quel que soit son domaine d'application, postule qu'il faut privilégier les moyens de prévention collectifs. Ce principe est souvent applicable à l'exposition aux niveaux sonores dangereux rencontrés dans les métiers liés à la pratique musicale, surtout acoustique. On pense bien sûr à limiter les niveaux sonores chaque fois que cela est possible ou la durée d'exposition aux niveaux sonores élevés. De ...[+]

MEDECINE ; PATHOLOGIE ; SANTE ; INSTRUMENTISTE ; AUDITION

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