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Documents NICOLAS, François. 2 résultats

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Q
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V
- n° Vol.XIII/1 - pp.63-90
Se fondant sur le concept mathématique de topos (Grothendieck) et le concept philosophique de situation-univers (Badiou), la thèse de l'article est que la musique constitue un monde à part entière, satisfaisant aux trois propriétés d'un monde : infiniment vaste, clos sur lui-même, centré sur une logique interne. La sociologie ne peut suffire à rendre compte de l'insubordination de la musique, de sa logique interne fondée sur ce qu'on appelle « théorie de la musique ».
Cette conception de la musique comme monde permet de la penser à la fois une et plurielle. Elle éclaire le rapport des musiciens à la musique, qui la visitent sans l'habiter. Elle définit le contenu de l'intellectualité musicale, celle qui pense le monde de la musique comme tel, et démontre qu'une histoire de la musique ne peut être histoire que pour les musiciens, non pour les œuvres.[-]
Se fondant sur le concept mathématique de topos (Grothendieck) et le concept philosophique de situation-univers (Badiou), la thèse de l'article est que la musique constitue un monde à part entière, satisfaisant aux trois propriétés d'un monde : infiniment vaste, clos sur lui-même, centré sur une logique interne. La sociologie ne peut suffire à rendre compte de l'insubordination de la musique, de sa logique interne fondée sur ce qu'on appelle « ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MATHEMATIQUE ; PHILOSOPHIE ; THEORIE

Paniers
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V
- n° vol.II, n°2 - pp. 35-44
Si la musique comme invention est une pensée qui a pour particularité d'être aussi pensée de la pensée qu'elle est - cette pensée étant en acte dans les oeuvres, et non en discours-, la théorie peut être tenue pour le moment réflexif dans cette pensée, pour la prise discursive de cette inflexion qu'est toute oeuvre d'art véritable. Quels sont alors les enjeux d'une telle théorie ? Pourquoi réfléchir ce qui est déjà pensé, pourquoi discourir sur une pensée qui est déjà pensée de la pensée qu'elle est ? On avance que la théorisation doit favoriser l'invention de nouvelles catégories musicales, l'émergence des catégories enfouies dans les oeuvres, l'épinglage des inflexions opérées par les oeuvres dans les configurations musicales. De quelles inflexions, de quels 'pas gagnés' s'agit-il plus précisément aujourd'hui de faire théorie ? Quelles sont les catégories de pensée aujourd'hui pertinentes pour la composition ? 'Processus', 'thématisme sans thème', ou plutôt 'athématisme', 'geste', 'fluidité'... ? face au bilan toujours en cours du sérialisme, confrontée au dilemme encore insurmonté entre classicisme et néosérialisme, la théorie devrait être cette relève de l'analyse qui manque à une pensée de l'après-sérialisme.

François Nicolas est compositeur
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Si la musique comme invention est une pensée qui a pour particularité d'être aussi pensée de la pensée qu'elle est - cette pensée étant en acte dans les oeuvres, et non en discours-, la théorie peut être tenue pour le moment réflexif dans cette pensée, pour la prise discursive de cette inflexion qu'est toute oeuvre d'art véritable. Quels sont alors les enjeux d'une telle théorie ? Pourquoi réfléchir ce qui est déjà pensé, pourquoi discourir sur ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; COMPOSITION ; THEORIE

Paniers