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Documents MUSIQUE POPULAIRE 34 résultats

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V
- n° Vol. IX, n°1 - pp. 19-30
Après avoir observé les acceptions que le sujet propose pour la période 1770-1870, deux attitudes contradictoires apparaissent, d'une part le populaire du classicisme comme élément qui renforce la clarté et la lisibilité de ce style par excellance tonal, d'autre part celui du romantisme comme élément qui conforte la marginalité des créateurs face à l'académisme et leur organisation vers une tonalité élargie. L'analyse de cette évolution, qui est observée à travers certains exemples, permet de comprendre en quoi l'intégration de la musique populaire à la musique savante illustre par les directions qu'elle choisit un profond changement de la perception même de la musique. Cette attitude - sorte de prise de conscience sociale- prélude à l'émergence de l'ethnomusicologie.

Alban Ramaut est professeur de musicologie à l'Université Jean Monnet de Saint Etienne[-]
Après avoir observé les acceptions que le sujet propose pour la période 1770-1870, deux attitudes contradictoires apparaissent, d'une part le populaire du classicisme comme élément qui renforce la clarté et la lisibilité de ce style par excellance tonal, d'autre part celui du romantisme comme élément qui conforte la marginalité des créateurs face à l'académisme et leur organisation vers une tonalité élargie. L'analyse de cette évolution, qui est ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MUSIQUE SAVANTE ; MUSIQUE POPULAIRE ; ETHNOLOGIE

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V
- n° Vol. IX, n°1 - pp.47-60
A travers deux figures emblématiques du populaire - Wozzeck de Berg et L'Histoire du soldat de Stravinsky -, c'est le divorce entre musique populaire et musique savante qui s'affirme au tournant du XXe. Les deux oeuvres présentent en effet une quantité importante de matériaux issus du populaire, mais à travers de nombreuses torsions et manipulations. L'analyse de ces fragments montre dans un cas comme dans l'autre une distance - douloureuse dans le premier cas, pour le moins ironique dans le second- qu'il est interressant d'interroger. Deux conceptions de la musique s'opposent ici, posant néanmoins l'une comme l'autre, à l'aube de l'ère du divertissement de masse, la question des relations entre deux sphères du musical.

Jean-Paul Olive est professeur à l'Université de Paris 8[-]
A travers deux figures emblématiques du populaire - Wozzeck de Berg et L'Histoire du soldat de Stravinsky -, c'est le divorce entre musique populaire et musique savante qui s'affirme au tournant du XXe. Les deux oeuvres présentent en effet une quantité importante de matériaux issus du populaire, mais à travers de nombreuses torsions et manipulations. L'analyse de ces fragments montre dans un cas comme dans l'autre une distance - douloureuse dans ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MUSIQUE SAVANTE ; MUSIQUE POPULAIRE ; BERG (ALBAN, 1885-1935) ; STRAVINSKY (IGOR, 1882-1971) ; 20E SIECLE

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- n° Vol. IX, n°1 - pp.61-74
L'article se propose de montrer comment le 'populaire' a été interprété et utilisé par trois compositeurs qui ont contribué à l'évolution du langage musical au début du XXe : Charles Ives, Erik Satie et Darius Milhaud. En s'appuyant sur des exemples et des petites analyses, on pose des éléments de réflexion sur la vision du populaire comme 'patrimoine collectif' que Satie utilise pour ses expériences avec le langage musical. Ensuite, on montre de quelle façon Milhaud enrichit son écriture avec l'étude de la musique brésilienne dans l'avant guerre et du jazz au début des années 1920. L'article se conclut avec la réflexion autour de l'oeuvre de Charles Ives qui arrive à des résultats très innovants en s'appuyant sur une pensée fortement liée au XIXe et sur un 'populaire' comme affirmation de son identité culturelle : une sorte de miroir par rapport aux attitudes et aux choix esthétiques qui ont poussé vers le populaire Satie et Milhaud.

Giordano Ferrari est docteur en musicologie, enseignant aux Université de Dijon et de Marne-la-vallée.[-]
L'article se propose de montrer comment le 'populaire' a été interprété et utilisé par trois compositeurs qui ont contribué à l'évolution du langage musical au début du XXe : Charles Ives, Erik Satie et Darius Milhaud. En s'appuyant sur des exemples et des petites analyses, on pose des éléments de réflexion sur la vision du populaire comme 'patrimoine collectif' que Satie utilise pour ses expériences avec le langage musical. Ensuite, on montre ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MUSIQUE SAVANTE ; MUSIQUE POPULAIRE ; MILHAUD (DARIUS, 1892-1974) ; SATIE (ERIK, 1866-1925) ; IVES (CHARLES, 1874-1954) ; 20E SIECLE

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- n° Vol. IX, n°1 - pp.75-89
Dans la musique de l'après 1945, on assiste à un rapprochement progressif des musiques 'savantes' et 'populaires'. Cet article examine, sous un angle critique, ce rapprochement, en adoptant principalement le point de vue des premières. Dans un premier temps (1950-1970), on observe un intérêt de la musique contemporaine pour les musiques 'extra-européennes' ('savantes' ou 'populaires'). Puis arrivent les débuts du postmodernisme, qui entraînent, au sein des musiques 'savantes', des références à toutes sortes de musiques, sont celles 'populaires'. Enfin à partir de la fin des années 1970, se pose la question de la mondialisation, qui est examinée à travers la 'question (nationale) américaine' ainsi qu'à travers quelques questions européennes (nationales ou non). La mondialisation est le territoire où se déroulent désormais les rapprochements 'savant' - 'populaire' et c'est pourquoi il est particulièrement important de savoir de quelle mondialisation on parle : celle néo-libérale, qui ne relève pas de la musicologie mais uniquement de l'économie, ou bien celle qui peut conduire à des résultats musicaux intéressants.

Makis Salomos est maître de conférence à l'Université de Montpellier 3, membre junior de l'institut Universitaire de France.[-]
Dans la musique de l'après 1945, on assiste à un rapprochement progressif des musiques 'savantes' et 'populaires'. Cet article examine, sous un angle critique, ce rapprochement, en adoptant principalement le point de vue des premières. Dans un premier temps (1950-1970), on observe un intérêt de la musique contemporaine pour les musiques 'extra-européennes' ('savantes' ou 'populaires'). Puis arrivent les débuts du postmodernisme, qui entraînent, ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MUSIQUE SAVANTE ; MUSIQUE POPULAIRE ; 20E SIECLE

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- n° Vol. IX, n°2 - pp.9-22
La publication récente d'analyses musicologiques de « classiques » du rock a déclenché une controverse portant en partie sur l'inadaptation des méthodes d'analyse « traditionnelle » aux œuvres auxquelles on les applique. En examinant les chants de Pet Sounds, un des albums les plus emblématiques des Beach Boys, mon intention est de montrer que ces méthodes restent à la fois valides et fructueuses lorsqu'on les applique à des genres de rock construits selon les formes et le langage de la musique occidentale. Certes, des paramètres tels que l'harmonie ou la forme voient leur importance diminuer au profit d'une attention plus grande portée aux timbres, dont les spécificités restent difficilement verbalisables, mais en joignant à ces analyses une description des conditions et du contexte des enregistrements, il est possible de décrypter les processus compositionnels et de retracer certaines évolutions stylistiques.

Christophe Pirenne est collaborateur scientifique FNRS attaché à l'Université de Liège (Belgique), chercheur à la fondation Von Humboldt attachée à la Von Humboldt Universität (Allemagne)[-]
La publication récente d'analyses musicologiques de « classiques » du rock a déclenché une controverse portant en partie sur l'inadaptation des méthodes d'analyse « traditionnelle » aux œuvres auxquelles on les applique. En examinant les chants de Pet Sounds, un des albums les plus emblématiques des Beach Boys, mon intention est de montrer que ces méthodes restent à la fois valides et fructueuses lorsqu'on les applique à des genres de rock ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MUSIQUE POPULAIRE ; ROCK ; BEACH BOYS

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- n° Vol. IX, n°2 - pp. 23-42
Il n'est plus nécessaire de souligner l'importance de la technologie en musique populaire : son influence, voire son caractère indispensable, tant à l'étape de la production musicale qu'à celle de la diffusion, a souvent été évoquée. Cependant, peu nombreuses sont les analyses qui prennent résolument en compte le rôle de la technologie en tant qu'élément participant pleinement à la constitution de la texture sonore sur le plan esthétique. Cet article vise, d'une part, à présenter brièvement un modèle théorique des paramètres musicaux issus de l'utilisation de la technologie et, d'autre part, à en proposer une application concrète par l'analyse d'une chanson, " Front Row " (1998) d'Alanis Morissette. L'analyse, qui convoque entre autres des notions empruntées à la narratologie, montre comment la médiation du texte musical par la mise en scène des sons enregistrés peut jouer un rôle déterminant dans la réception de la chanson. Cette " poétique de la phonographie " permet de cerner une série de connotations et de significations potentielles que l'auteur tente de décrire.

Serge Lacasse est professeur adjoint à la Faculté de Musique de l'Université Laval, Québac, Canada


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Il n'est plus nécessaire de souligner l'importance de la technologie en musique populaire : son influence, voire son caractère indispensable, tant à l'étape de la production musicale qu'à celle de la diffusion, a souvent été évoquée. Cependant, peu nombreuses sont les analyses qui prennent résolument en compte le rôle de la technologie en tant qu'élément participant pleinement à la constitution de la texture sonore sur le plan esthétique. Cet ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MUSIQUE POPULAIRE ; ROCK ; MORISETTE (ANALIS)

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- n° Vol. IX, n°2 - pp.43-58
Comment analyser une musique « à succès », c'est-à-dire une musique largement vendue, grâce à l'industrie musicale contemporaine et aux moyens techniques et financiers dont elle dispose ? Il ne faut pas se laisser arrêter par le préjugé universitaire contre ce qui apparaît facile, voire racoleur. Il faut aussi voir comment le sens d'une chanson, d'un album, ne réside pas seulement dans le texte chanté, mais aussi dans une sémantisation du matériau sonore. De cette sémantisation, nous sommes tous les artisans - nous, les auditeurs nécessairement nombreux d'une pièce à succès. Mais elle se repère et s'analyse particulièrement bien dans ce discours de transition qu'est celui des médias. Prenant pour exemple l'album Tostaky de Noir Désir, très amplement diffusé depuis sa sortie en 1992, l'on analyse ici comment le sens d'une musique s'élabore à la fois à travers des choix de composition et des façons de recevoir et concevoir ces choix : l'analyse musicale se complète par la réflexion sur un corpus d'articles de presse, eux aussi destinés au grand public.

Catherine Rudent est maître de conférence à l'Université de Paris Sorbonne[-]
Comment analyser une musique « à succès », c'est-à-dire une musique largement vendue, grâce à l'industrie musicale contemporaine et aux moyens techniques et financiers dont elle dispose ? Il ne faut pas se laisser arrêter par le préjugé universitaire contre ce qui apparaît facile, voire racoleur. Il faut aussi voir comment le sens d'une chanson, d'un album, ne réside pas seulement dans le texte chanté, mais aussi dans une sémantisation du ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MUSIQUE POPULAIRE ; ROCK ; NOIR DESIR

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- n° Vol. IX, n°2 - pp.59-70
L'idée directrice de cet article est d'essayer de montrer comment une certaine forme de prosodie traditionnelle, encore utilisée aujourd'hui dans la chanson française issue de l'esprit « rive-gauche » mais aussi par certains groupes de rock, et dont l'objectif est de faire correspondre au mieux les différents accents musicaux et ceux du texte, s'est trouvée enrichie des apports de l'écriture anglo-saxonne. Ainsi, l'usage de la syncope, de ce que j'appelle les « enjambements », mais aussi de la rupture des groupes de sens, souvent venu se superposer plus que s'opposer au fonctionnement classique de la mise en musique du français, permet de conclure que le travail prosodique des compositeurs a désormais évolué vers une intégration de l'intonation de la langue à la courbe musicale.

Bruno Joubrel est docteur en musicologie de l'Université de Paris-Sorbonne et auteur compositeur interprète.[-]
L'idée directrice de cet article est d'essayer de montrer comment une certaine forme de prosodie traditionnelle, encore utilisée aujourd'hui dans la chanson française issue de l'esprit « rive-gauche » mais aussi par certains groupes de rock, et dont l'objectif est de faire correspondre au mieux les différents accents musicaux et ceux du texte, s'est trouvée enrichie des apports de l'écriture anglo-saxonne. Ainsi, l'usage de la syncope, de ce que ...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MUSIQUE POPULAIRE ; CHANSON FRANCAISE

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- n° Vol. IX, n°2 - pp.71-84
Depuis quelques années, le Ministère de la Culture et de la Communication fait beaucoup de bruit autour des musiques électroniques de danse françaises et des liens qu'elles entretiendraient avec la musique concrète. Cet article vise à démontrer la superficialité des liens en questions, mais aussi à expliquer l'engouement des pouvoirs publics pour une scène qu'ils avaient, il n'y a pas si longtemps, mise à l'index.

Olivier Julien est journaliste, musicien de studio, chargé de cours à l'Université de Paris Sorbonne[-]
Depuis quelques années, le Ministère de la Culture et de la Communication fait beaucoup de bruit autour des musiques électroniques de danse françaises et des liens qu'elles entretiendraient avec la musique concrète. Cet article vise à démontrer la superficialité des liens en questions, mais aussi à expliquer l'engouement des pouvoirs publics pour une scène qu'ils avaient, il n'y a pas si longtemps, mise à l'index.

Olivier Julien est jo...[+]

ANALYSE MUSICALE ; MUSIQUE POPULAIRE ; MUSIQUE ELECTRONIQUE ; MUSIQUE CONCRETE

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